Ah, revoilà la nécessité d'écrire. J'ai une vingtaine de ticket de cinéma, m'attendant tous bien gentiment, me lorgnant presque les misérables, et me demandant de me sortir enfin les doigts du cul pour justifier ma paye. J'avais dans l'idée de faire une critique des pires films de cette année, en allant vers les meilleurs (et y'en a eu des très bons, oui oui, et des superbes surprises.)
Le pire film de l'année 2014... Mais... L'année est pas finie me direz-vous ! Y'a encore plein de films pourris prometteur, faut pas attaquer maintenant.
Si... Parce que sincèrement rien n'a été pire cette année que cette bouse infâme de "300, naissance d'un empire". Le film n'est pas raté... Enfin pas seulement, car sinon tout de la réalisation, au mec qui scotchait les fils, est digne du plus gros plantage de blockbuster. Lumière dégueulasse, couleurs moches flirtant sur un bleu nuit sur 50% du film, mis en profondeur avec des contrastes noir sur noir, pour bien montrer la tension agreou greou ça fait peur....
Non, sérieusement... si c'était encore que la laideur, ce film aurait été juste un Pompéii plus cher. Là, c'est TOUT le film qui mérite les hades, à cause du message de sous-texte ignoble, du propos au mieux crétin, au pire raciste et fumant.
300 premier du nom, réalisé par ce purin de Zacky zack Snyder, était puant de totalitarisme (les spartiates luttant pour la liberté et la démocratie... non... Sérieusement). Là, le récit s'axe sur les athéniens, car c'est bien connu les nations grecques, il y'avait Sparte, et Athènes, et... Ben c'est tout. Ah nan, y'a les autres types en slibard qui envoient leurs potiers à la guerre.
Bon. Athènes, quand on demande à n'importe qui ce que ça lui évoque, au mieux il citera "athéna (déesse féminine de la guerre ET de la sagesse trou du cul)", "la démocratie", "la capitale de la grèce" plus certainement, peut-être que platon se glissera dans la conversation, et il est rare mais pas exclus que quelqu'un pousse jusqu'à parler du parthénon, de l'acropole, de l'invention au moins de deux notions du théâtre moderne... Quel que soit la réponse en face, il est rare qu'on vous parle d'un barbu en slip avec une épée qui hurle comme si son pied s'était pris dans la porte.
Rien que dans l'ouverture, on nous vante les talents de stratège du personnage principal, un certain thémistocle, lequel aurait commandé les armées grecques pendant la bataille de marathon. Lorsque les perses accostent, sa brillante stratégie consiste à foncer tête baissé massacré les trois ou quatres types qui ancrent les navires...
Oui, il attaque à peine l'armée ennemie, sans formation, pour se retrouver devant des forteresse marines (difficile d'escalader un bateau avec ton bouclier). Cette charge débile est tellement effrayante que le père de Xerxes (qu'on appelera Xerxes senior) fait dans son froc, et ordonne à tout le monde de rentrer bien gentiment, non sans s'être pris une flèche avant, et de dire à son fils "seuls des dieux peuvent vaincre ces grecs.".
Des dieux, ou des archers...
Oui, car pas la peine d'avoir fait math sup pour voir que si les perses s'étaient contenté de tirer depuis leurs navires, les perses n'auraient eu qu'à arrêter les flèches avec les dents, et ça fait mal !
retour au film, où Junior fait du ouin ouin sur son cadavre de père, et décide tout colère de rentrer pleurer dans les jupes de sa demi-sœur démono-grecque assassin lvl 34, qui lui intime d'aller crever de soif dans le désert pour avoir une illumination. Pendant ce temps, elle backstab comme une vile tous les barbues du coin, pour assurer à son incestueux démono-demi-frère un pouvoir absolu.
Junior lui se retrouve dans une grotte, avec un tas de vieux atteint de toutes les maladies imaginables (ou non) qui lui conseille de plonger dans un bain d'or liquide. Je connais un targaryen qui a pas eu le même destin. Donc une fois la peau dorée, Junior se décide à revenir sur la bonne vieille terre de grèce avec tous l'univers des mondes connus à ses côtés.
Je ne vais pas continuer à décrire. La suite n'est qu'un brouillon informe nous présentant comment une femme sera toujours moins forte qu'un homme, mérite seulement de se faire violer par le héros et ce dans une scène où la violence est magnifiée (mais pourquoi bordel), les démocrates athéniens sont des vieux cons qui passent leur temps à se disputer (mais oui, les spartiates veulent défendre la démocratie, et les athéniens prouvent son inutilité).
Ce film est réalisé par un yes man à la solde de zacky zack. Un type dont le nom ne mérite aucune citation ici. Le tout est adapté d'un roman de Franky vince... Frank Miller oui... Un type qui avait eu le mérite de poser quelques marques dans les années 80, mais qui a un fond faciste et totalitaire peu ragoutant. Il n'y a qu'à voir ses dernières actualités et sorties BD pour se rendre compte que le monsieur a viré de bord en descendant de ses toilettes, se heurtant la face avec force.
Bref, 300 2, qui se conclue pour dire "ah que non c'pas fini, on renviendra pour la bataille la plus longue de l'histoire grâce aux ralentis", j'ai pas hâte de le voir, ni particulièrement envie... ils feraient mieux d'arrêter là, définitivement.
(oui, mon âme pleure à l'évocation de zacky zack en réal de Batman V. Superman, OUI mon âme saigne en le songeant réal de JLA)


