ce moment où tu regrettes qu'aucun des connards n'ait essayé de tuer Barristan dans la salle du trone.
Aaahhh, Game of Thrones... Ma chère série, dés que j'ai le sentiment de te perdre sur les longs chemins de l'existence, tu reviens me rappeler que tu es loin d'avoir rendu ton dernier soupir, et que dans cet épisode spécial "papy fait de la résistance, et il t'emmerde bien fort", tu montres avec toute la gentillesse dont tu peux faire preuve que si les tours de chauffe prennent plus de temps en raison de tes 5 ans qui commencent, on ne doit pas t'enterrer tous de suite avec bébé ET l'eau du bain.
Il t'aura donc fallu 4 épisodes pour faire un tour de chauffe nécessaire dans l'épisode 2, c'est pas parfait, c'est encore rouillé, mais tu combles un minimum tes attentes précédentes... Brave petite.
1/Générique
Nul besoin d'en douter, si je m'embête à écrire un paragraphe sur le générique, c'est qu'il est enfin là... Et oui, Sunspear apparaît enfin dans le générique. On y voit donc un merveilleux serpent ramper autour d'une lance et tourner vers l'écran un oeil en rubis (ou en flamme c'est selon). On remarque que sous l'oeil en question se trouve une représentation qui se rapproche des dragons... Référence ou sculpture mal faite ? Nous verrons par la suite.
Saluons le fait qu'au moins il est là.
2/C'est l'histoire d'un nain et d'un alcoolique sur un bateau... Attend mais...
L'épisode s'ouvre sur une nuit américaine avec un gentil pécheur qui rentre son bateau sur la plage avant de se faire assommer manu militari par un Mormont (Jorah, pas les religieux). Qu'est-ce qu'une nuit américaine me demandes-tu, toi jeune errant et cynique ? Il s'agit d'une technique permettant de tourner en plein journée une scène, et d'appliquer un filtre voir de régler la caméra avec une température couleur inférieure à celle d'un extérieur. Suite à ça on diminue la lumière et on augmente les contrastes pour obtenir un contenu homogène sans s'embêter à tourner de nuit. Je peux même vous dire que le soleil était situé à droite sur l'écran qui fait face au marin.
Suite à ce petit précis technique, on voit Tyrion se faire embarquer façon tapis marocain sur le navire du pauvre pécheur, tandis que Jorah décide de prendre la... mer... Compte-t-il imiter Dexter et balancer les morceaux du nain au large ? Suite à quoi j'ai bien aimé la transition bateau, c'est toujours sympatoche, mais on y reviendra.
Nos deux nouveaux amis sont donc sur une frêle esquif vers l'Est (oui, je suis très solaire aujourd'hui). Tyrion tente bien d'essayer d'expliquer son point de vue, mais le penchant très Christian Grey de ce cher Jorah l'empêche de s'exprimer avec efficacité (comme tu as eu raison Daenerys de lui préférer Daar... ah non en fait). Jorah, qui en a vite marre de la chanson que meumeume Tyrion (tu la sens la réf : https://www.youtube.com/watch?v=Hut8wf9U_gM ). Donc il libère la bouche de ce pauvre Tyrion qui commence dés lors l'interrogatoire de ce cher Jorah. Suite à quoi Tyrion lui précise que, comme moi, il est très solaire aujourd'hui et que donc il a comprit qu'il se dirigeait en fait vers Meereen, vers Daenerys.
Tyrion se moque donc ouvertement de lui, vu qu'on l'a capturé pour l'amener précisément à l'endroit prévu à la base (la vie est bien faites). Dés lors qu'il a devenu que c'était ce cher jorah, la séquence est un long concours de casse-pied... Mais comme Jorah rentre dans la case "papy fait de la résistance" il n'hésite pas à lui en coller une pour lui apprendre qui commande.
3/ C'est l'histoire d'un manchot et d'un mercenaire qui sont sur un bateau... oh Wait...
Si toi aussi tu trouves que tout ces titres de paragraphe ressemblent à des vieilles blagues de toto, nous sommes au moins 2. Suite à ça, on observe donc un Jaime Lannister démontrer ses talents de Géographie, et surtout assurer une jolie scène de rappelle de sa belle aux saphirs. Quoi qu'on en dise, la tête de Nicolaj laisse peu de doute quant à ce qu'il est en train de se rappeler. Bronn lui passe son temps à attaquer des sacs de graine, et distille la phrase la plus intelligente de cet arc : "pourquoi ne sommes-nous pas simplement sur un navire lannister ?", moi aussi je me le demande.
Il rappelle donc que les Dorniens sont des fous dangereux abreuvés de femmes/d'hommes et d'alcool en tout genre, et qu'ils ont le sang chaud. (en bref, tout ce plan pue, rentrons). Cette séquence est assez drôle car elle représente clairement la pensée du spectateur, lequel ne comprend pas pourquoi ils s'emmerdent sur ce navire vers un plan pourri d'avance. Le tout n'est pas "mal" écrit, le problème c'est qu'il ne fait que confirmer l'absence de sens de TOUT le processus.
Néanmoins, après un énième dialogue où bronn prouve que tout le monde devine un peu trop vite que Jaime est responsable de l'invasion, j'ai bien aimé LA phrase de Jaime, signifiant toute la haine qu'il a à présent pour Tyrion, avec en fond un "pluie de castamere" plus lent et plus sombre. The lannisters send their regards, tout ça tout ça.
Après quoi, voilà que Jaime s'offre une petite balade en barque romantique où Bronn rame, (ben oui, il a ses deux mains...). Tout ça pour se rendre compte qu'ils se sont gouré et ont en fait débarqué à Quend plage. (comprenne qui pourra, mais voilà, les dunes, les serpents, tout ça quoi...)
Remarque, il n'y a pas de serpent corail à Quend plage (ni en espagne normalement...)
Suite à quoi, voilà les vilains petits qui dissertent sur la mort qu'ils souhaiteraient. Je dois avouer qu'encore une fois Bronn surpasse toutes mes pitites attentes, alors que Jaime lui s'effondre dans du mélodrame un peu dommage. Alors qu'il reprenne la route, on se fait vilainement teasé qu'en effet les Lannister ne sont pas énormément apprécié (sérieusement).
Puis soudain, au détour d'une dune, voilà qu'arrive quatre mamelouks visiblement armés et énervés. Après la géographie, Jaime montre donc qu'il n'y connait rien en biologie, déclenchant un petit moment de doute (remarque, il n'y pas forcément de poisson corail dans une telle zone, alors un requin c'est plus probable). Je vais pas me plaindre trop, on voit Dorne malgré tout, et le combat est relativement sympa à regarder. Jaime en profite même pour nous rejouer le bon, la brute et le truand, signifiant qu'il aura du mal à creuser.
Est-ce fini déjà avec Dorne ? Que nenni ! Vous les attendiez hein ? Même télé7 Jour vous les avez teasé ? Et voilà Ellaria qui galope façon lawrence d'arabie vers les Aspics des sables. Oui oui, enfin ! Est-ce donc à la hauteur ? Après toute cette attente misérable ? On remarque d'abord qu'ils ont respecté un principe, Ellaria n'est pas la mère de TOUTES les aspics des sables, les deux ainées en ayant d'autre (c'est déjà un bon point.)
Par contre, on m'expliquera pourquoi Nyméria est maquillée aussi mal ? Ou elle joue juste mal ? Oui, parce que le jeu d'actrice semble dans cet extrait coïncider avec celui d'Ellaria. Quelqu'un a prononcé le terme de subtilité et de nuance ? Ellaria elle creuse dans le sable dans des dialogues auxquels elle ne croit pas, Obara reste celle qui tire le plus son épingle du jeu, n'étant au moins pas d'une palette unique... C'est déjà ça.
Je sens une perturbation dans la force, mais ça bouge un peu...
4/ Et cersei démontra sa bêtise, et les cieux virent que c'était con.
Eh ? Eh ? On croit au miracle ? Parce que là y'en a un beau... Un vrai... Un qui, s'il n'y avait pas ce cher haut septon me donnerait envie de sauter par la fenêtre ! Oui, car après l'épisode 2 et sa tentative de kidnapping/sauvetage, après l'épisode 3 avec Baelish qui se plante une lance dans le coeur et tourne histoire d'être sûr, voilà l'épisode 4 avec un plan débile, d'une débilité telle qu'elle était déjà dans les romans, mais sans le côté suicidaire de la démarche.
D'abord, remarquons que Cersei envoie Mace Tyrell à Braavos, accompagné par Meryn Trant. Pourquoi je le soulève me demanderas-tu ? Qui d'autre est à Braavos ? et qui qui c'est qui parle tous le temps de Meryn Trant dans sa litanie de sociopathe ? Tu le sens le garde royal qui va laisser son siège ?
Mais arrivons à la connerie du jour. Cersei offre à ce cher Captain sparrow, voilà donc un cadeau qu'il est beau, de reformer la Foi Militante, ordre autrefois puissant, rempli de fanatique, qui considéraient que c'était bien de pas trop interpréter de manière libre les écrits des 7... Comment ? Qu'ouïs-je ? Cersei offre gratuitement un ordre que les Targaryens ont galéré à détruire, qui a été une épine dans leur pied pendant plusieurs années de règne, à un type qui sans ça foutait déjà le bordel ? Et tu l'offres pour ? Capturer Loras ?
Hum... Petit rappel romancé, dans les romans, c'est une demande du captain que de récupérer ce droit, à cette seule condition il bénira l'union de Tommen. Cersei se dit que c'est une bonne idée, mais une idée qui vient DU HAUT MOINEAU ! Là elle parle des riches et des malfaisant, mais sombre crétine de débile ! TU ES RICHE ET MALFAISANTE ! Il te prévient même que tous les pécheurs sont égaux...
Là, Imaginez qu'elle lui offre gratos les clefs du temple, juste pour enfermer UN type. (on voit néanmoins pourquoi dans l'épisode 1 il y'a eu la scène useless à base de Loras qui déclare qu'on s'en tape de son orientation). La séquence qui suit la nomination ressort les sombres orgues, et ça c'est agréable, tous comme le montage parallèle de la scarification de ce cher bon vieux Lancel, pendant que les exactions des malades commencent.
Bienvenu dans le Port-Réal des temps modernes, avec des gentils messieurs en bure de moines qui se gravent des étoiles à 7 branches, cassent de fausses idoles, tuent des gens et des putes dans les bordels, punissent les vilains homosexuels... Tu la sens la référence ? Cours petit Polyvar.
Margaery, qui a quitté le mode thug life quand elle a vu à quel point sa "mother-by-law" était tarée décide d'aller subtilement faire comprendre à gentil Tommen que elle et sa daronne ne s'entende pas le mieux du monde (oui, j'ai aimé la phrase de petit tommen, ne t'inquiète pas mon garçon, sir Pounce te protégera !)
Tommen décide donc d'aller confronter sa mère, laquelle a la bonne idée d'envoyer son fils adoré chéri demander "gentiment"... Tu le sens la débilité 2.0 de la demande ? Tu offres un fils dont tous le monde soupçonne la bâtardise devant des tarés psychopathes qui ont mit les rues à feu et à sang ? Comme de bien entendu les "bâtards", "fils du péché" fusent... Merci Cersei d'avoir quasiment sacrifier ton fils devant le temple de Baelor, heureusement qu'il ne s'agit pas de Joffrey, on aurait assisté à un joli bain de sang (j'ai dis heureusement ?)
Bref, Tommen ne veut pas d'ennui, il est tout gentil tout mignon, et Margaery brise le masque de son calme et son amour, sentant la dangerosité des flammes sur ses petites mains fragiles. C'était touchant, bien rattrapé, mais... Arrêtez vous là sur les plans débiles s'il vous plait.
5/ meme will eat your souls, it is known.
Au mur, Mélisandre se dit que c'est le bon moment pour faire deux choses qu'elle aime beaucoup. chouiner devant Stannis, et se mettre nue devant des types pour tenter de les convertir (c'est mieux que l'étoile à sept branches gravées sur la tronche me direz-vous). J'aime beaucoup la petite phrase de Stannis quand elle lui demande si le départ pour Winterfell est proche et qu'il réponde "because of snow" pouvant s'entendre pour la raison de la neige, et du nouveau lord commandant lui ayant demandé de foutre le camp assez vite.
Jon justement a le nez dans les paperasses, et se voit rappeler comme au premier jour la difficulté d'un Lord Commandant, ne pas lier politique et boulot. On m'expliquera comme ça se fait que tous le monde semble au courant que c'est Roose qui a poignardé Robb... les rumeurs vont vite je veux bien, mais les témoins étaient pas vraiment dans un bon état aux jumeaux... L'idée est bonne néanmoins, et le jeu de monsieur kit harrington (oui, on en est là) plein de retenu et de subtilité. Même face à Mélisandre, il mâche ses mots à un moment, mais il est dans le flou à cet instant... Je te pardonne.
Mélisandre en profite pour lui montrer comme je l'avais dis son corps, devant un Jon baignant dans une lumière blanche, presque surexposée, avant qu'elle ne lui monte dessus l'entrainant dans un contrejour agréable du point de vue symbolisme sans camion. La suite des arguments qu'il donne est intéressante, et le fait de repousser Mélisandre est bien amenée...
Quand vient LA phrase. Ce meme, tel un Hodor, va commencer à me courir assez vite, notamment parce que sa portée dans l'extrait n'est pas de regarder le spectateur en disant "eyh, regarde petit branleur attardé, on a remarqué que tu kiffais cette phrase, alors on veut te faire rire."
Non, ce n'est pas ça que cette phrase amène, sinon Mélisandre serait parti par la porte immédiatement. Là, la musique de R"hllor se fait entendre, et le sourire satisfait de la prêtresse rouge fait face au regard d'horreur de Jon. Le doute est installé quand à la portée de ses pouvoirs à elle, a-t-elle été jusqu'à posséder la connaissance de ce passé et d'Ygrid, la preuve étant que Mélisandre SAIT que sa phrase a porté un coup au lord commandant, et à moins qu'elle ait internet ce n'est pas pour le meme.
S'en suit une de ces séquences que la série réussit avec force. Cette séquence entre Stannis et Shireen qui n'apparaît pas dans les livres, qui n'est de loin qu'un remplissage, mais qui pose une force de la relation entre le père et sa fille. La léprose de Shireen est apparemment au centre des épisodes, et elle offre un réel point de vue sur la situation, car si Stannis a du mal avec sa fille, ce n'est pas parce que son visage le rebute, mais parce qu'à chaque fois qu'il le voit il se sent coupable... C'est con mais j'ai aimé ça.
6/ Vous entrez dans une zone en dehors de l'espace et du temps, bienvenu à Winterfell
Retrouvons Sansa, occupée à rallumer les bougies dans les catacombes de Winterfell. (bien... C'est symbolique camion mais c'est bien). Néanmoins, je trouve ça mal amené que Sansa déclare qu'Eddard n'en parlait jamais. Surtout vu l'histoire, ça doit pas être compliqué de savoir pourquoi...
On remarque alors que c'est Littlefinger qui raconte le tournoi d'Harrenhal, ça reste intéressant qu'il raconte ça vu de sa fenêtre de petit nobliau à l'époque. J'ai eu très peur que Baelish balance du dossier concernant l'affaire, or si une chose peut être certaine, c'est qu'il ne peut pas être courant des tréfonds de cette histoire (faudrait voir à pas déconner non plus). Non, il se contente de dire qu'il va se taper la route Winterfell --> Port-Réal, car le message est clair, Cersei a besoin de lui. Cersei, le message ? Mais si, rappelez-vous, l'épisode précédent. Je n'ai aucune idée de comment un tel message a pu faire autant de kilomètres en un seul épisode, et comme Littlefinger peut bien s'attendre à faire le trajet en sens inverse assez vite pour pas être suspect. Attendons de voir ce que la suite promet.
Mais ce cher Baelish lui rappelle gentiment qu'elle est là pour coucher, et qu'elle a intérêt à le faire (vous la sentez veni la scène merdique). Sur un joli baiser d'amour (faut qu'ils arrêtent, c'est lourd) tonton baelish part à la pèche.
7/ Est-ce que j'en ai tué 5, ou 6 ?
Séquence à Meereen qui... Bah... il faut bien le dire était pas mal. Encore une fois, Père Barristan raconte une histoire sur Rhaegar, racontant son passé de harpiste de talent (tu l'as comprise ma référence dans le titre)
Pendant qu'on embête toujours Daenerys pour rouvrir les arènes (allez, c'est une tradition), quelque chose se trame dans les coulisses de la ville. Et en effet, esclaves comme habitant ont monté un piège violent aux immaculés. Partout dans la ville ils les attaquent pour mettre à mal leur petite cohésion, et Ver gris se retrouve même en bien fâcheuse posture quand toute son unité tombe petit à petit. C'est violent, c'est bourrin, et oui ça m'a plu.
Mais bien moins que LA révélation de la séquence. Vous l'attendiez depuis la saison 1, mais voilà que face à une cohorte de meurtriers échappé de Venise, Papy Barristan s'avance lame au clair, histoire de montrer comment on a été nommé meilleur chevalier des 7 couronnes. Et il faut bien dire qu'il est efficace et bourrin comme il faut, malgré le grand âge de l'acteur. La musique épique est même là pour appuyer l'instant, c'est suffisamment efficace pour imaginer le talent de l'homme quand il était plus jeune.
Ca ne suffit malheureusement pas, et voilà que la caméra s'éloigne sur le champ de cadavre laissant un père Selmy et un Ver gris épuisé et blessé. Tandis que dans le générique de fin la musique des fanatiques de moineaux retentit, on entre enfin dans le vif du sujet.
merci papy Badastan.
8/ Bilan
les + : - Dorne enfin au programme du générique comme de la série,
- on a pas revu Maisie Williams,
- Bronn qui devient la pensée du spectateur,
- les moineaux et leur captaine,
- Stannis et sa fille,
- Barristan FUCKING Selmy
les - : - Sérieusement, un teasing des aspics pour à peine une actrice à demi-douée et deux autres à la ramasse ?
- Baelish qui doit aller vite se faire castrer chimiquement,
- Cersei et son plan über intelligent qui gagne la palme (pour le moment),
- Jaime qui peine à convaincre qu'il croit à son plan.
ça démarre, doucement, mais... doucement en fait.
c'est pas parce qu'on est fanatique qu'on a pas le droit à la chorale.
