il y'a tellement de meme sur cet épisode qui peuvent s'accorder avec Gendry en bateau... C'est grave :D
Sonnez les trompettes et haut les cœurs, voilà un épisode qui vaut le coup d’œil. Bon, en quelques instants catapulté "BEST EPISODE EVER" par toute une génération désabusée et cynique, qui répétait déjà ça la semaine dernière et celle d'avant.
Bon, on attaque ? :
1/ Maître Tyrion sur un arbre perché...
Retrouvons Tyrion et Joratus Mormontus, droit comme des "i" devant sa majesté mother-of-the-dragon-queen-of-meereen-stormborn-des-premiers-hommes-targaryens. Si au départ, Dany est toute colère froide. elle s'interroge quand même sur comment être sûr que c'est bien le nain Tyrion Lannister, et pas mimi mathy affublé d'une fausse barbe : ce a quoi Tyrion explique gentiment qu'il préférerait aller chanter chez les enfoirés en ce moment. La mise en place de l'échange, serré sur serré, avec des contre-plongés successives sur Daenerys et Tyrion jouent avec le spectateur. Les deux sont aussi grand l'un que l'autre, même si l'éloignement de Daenerys et son aspect surélevé sur le trône, on note qu'il se casse les pieds pour donner une stature à un Peter Dinklage qui se livre à un petit résumé des épisodes précédents et de son C.V. impressionnant.
Après une joute verbale sympathique, Daenerys demande donc à Tyrion quel genre de conseil il pourrait lui prodiguer en matière de jugement de petit traitre de saleté de Mormontus. Maitre Tyrion Vergès soupèse le pour et le contre, et décide finalement que l'exil c'était cool. Donc on renvoie ce cher Jorah à la porte. C'est dingue le nombre de gens qu'on vire cette saison. La crise ma pov dame, la crise.
Suite après quoi, Tyrion décide de montrer l'étendu de ses talents à Dany. L'entretien d'embauche se poursuit donc, et Tyrion applique la méthode Pole emploi, "c'est pas moi qui ait besoin de vous, c'est vous qui avez besoin de moi !" Et le mieux, c'est que ça marche. Comme on s'y attendait, il balance l'argument du "votre père était au moins aussi taré que le mien, et moi le mien au moins, c'est ma propre petite tête blonde qui lui a balancé le carreau dans les bijoux de famille !"
La scène est sympathique, et bizarrement j'ai saisi le problème majeur d'Emilia Clarke, elle a besoin de répondant. Bizarrement face à Peter Dinklage, elle tient son rôle de reine de manière efficace ET subtile. Dans le rôle de la reconnaissance de l'autre, de son travail comme de ses mérites, chacun y joue un jeu dangereux. Au détour des échanges, laisse-t-il doucement insinuer que la place de Daenerys se trouve peut-être sur Essos, loin des tourments de ce trône de fer qu'elle convoite sans connaître. Et même si le pied de nez est un coup de salopiaud force est de constater que la finalité laisse un amer goût dans la gorge de vrai.
Finalement lasse de la leçon, Daenerys accepte le service du petit Lannister, tout en lui rappelant que même s'il est le digne héritier de la chanson de castamere, sienne peut être celle du Feu et du Sang. Amusant détail que la volonté de Daenerys de détruire cette roue, mais comme nous le verrons avant la fin de cet épisode la roue ne l'attend pas.
Joratus Mormontus, lui, décide de retourner dans l'arène, se battre pour la mother-of-the-dragons-queen-of-his-heart ! Sur fond d'Elysieum et de Now we are free, je pense qu'on peut compter les jours de notre mormont... ce qui con, convenons-en !
2/M'en allant à Confesse...
J'ai rencontré une scène en bois. Bref, malgré ce que j'ai lu de ci de là, cette séquence est loin d'être aussi brillante que ce qu'on en dit. Certes, la lumière, brisé par le plan en contre-plongée vu subjective de Cersei est intéressant. Mais force est de constater que le tout est une partition assez triste sonnant tellement faux que ce n'est ni triste, ni glauque, ni creepy. La faute à un manque de temps, nécessaire pour installer une vraie atmosphère oppressante sur cette pauvre Reine.
On retrouve donc Lena Headey, torturé par manque d'eau et coup de cuillère ( et on le sait, ça peut faire mal ). Donc non, ni vengeance, ni jouissance dans cette scène, c'est juste une lionne en cage, blessée, mais qui s'agite avec férocité.
Heureusement, tonton Qyburn vient donner des nouvelles, comme le fiston qui fait sa pitite crise et reste cloitrer dans sa chambre à jouer à la console, regrettant le temps où il avait sa petite-amie pour lui tenir compagnie, se contentant comme la plupart des pauvres gens de cette terre de son fidèle chat (pour la compagnie, allez pas vous imaginer des saloperies hein !). Qyburn nous tease simplement Robert Fort sans même esquisser l'ombre d'une idée, à part "mais allez, avouez ! Qu'est-ce que vous risquez ?"
Il lui apprendra aussi que ce cher Kevan est revenu de Port-Réal, et qu'il est à présent Main du Roi (le dire plutôt que le montrer... Série tu es sûr de toi ?) Ce que laisse supposer que notre cher varys va avoir du pain sur la planche (et que finalement c'est pas grave si j'ai paumé Tyrion et si j'ai pas rencontré Daenerys, je vais me rentrer pour m'amuser un peu)
Finalement, dépitée, elle léchera le sol dans sa quête de survie et de volonté. Ces scènes la montre davantage comme une femme forte qui ne renonce pas que comme une femme qu'on montre misérable, non, cersei n'est pas misérable dans ces scènes (et en un sens c'est très bien.)
Gardons quand même que cette séquence fait un peu comme toute cette première partie office de remplissage un peu inutile. C'est dommage mais oui, le découpage ne permet pas beaucoup de s'intéresser au cas de Cersei.
3/ l'histoire merveilleuse de la petite vendeuse d'huitre.
Quand je disais qu'on allait dire adieu à Maisie Williams, je crois que je me suis planté en beauté. Voilà qu'on la voit encore balbutier dans une séquence à Braavos qui a le mérite de vraiment montrer Braavos... Enfin, on effleure un peu la ville, mais au moins on sort du templs. On remarque aussi que, à la différence des romans où son maître lui apprend à faire des grimaces, là le but est de réciter sur un ton monocorde un texte récité qui sonne aussi juste que le monsieur retrouvé avec des sachets de cocaïne "non monsieur l'agent, j'vous jure c'est pas moi" !
Finalement, la petite Williams passe mieux en vendeuse de poisson qu'autre chose. Si ça se trouve, leur but était de montrer comme Arya Stark était en effet morte au profit de la vendeuse de poisson, rôle qu'elle prépare depuis... Deux ans ?
On remarque donc qu'Arya doit se préparer à rendre la justice du Dieu Multiface. Maintenant on peut m'expliquer pourquoi la gamine présente avec Arya est toujours aussi chiante ? On peut envisager de l’assommer proprement dans un coin ?
4/ Winter HEEELLLLLLLLL
Suis-je le seul à avoir trouver cette séquence creuse et inutile ? Bon okay Theon lui dit "nan nan, j'ai pas tué tes frères". Mais sincèrement, tout ça pour ça ? Une scène où Sansa ne prend pas un centimètre pour reculer un peu face à sa propre bêtise ?
Petit Apparte pour dire, malgré ce qu'on pourrait croire, que j'adore le personnage de Sansa. Vraiment. Je la défendrai assez facilement contre vents et marées, et c'est celui qui paye le plus d'avoir été vieillit. Il n'empêche, 2min41 juste pour savoir que theon n'a pas tué ses deux frères mais deux orphelins (oh mais ça va, c'est pas de ma famille.)
Sophie Turner ne sait plus jouer, cette séquence n'en est qu'une démonstration supplémentaire et flagrante. Ses scènes de colère ne me font même pas rire, j'ai juste de la peine en l'écoutant balbutier ses commentaires.
S'en suit quelque salles plus loin de la scène conne de l'épisode. Oui oui, ça faisait "longtemps" mais on a donc enfin comprit comment ils allaient justifier que Sansa - Theon - Brienne s'échappent sans trucider le petit Ramsay, celui-ci va se lancer tout seul avec vingt suicidaires pour aller prouver à son père qu'il en a des grosses en attaquant Stannis (sans doute pour tuer celui-ci)... Sérieusement, c'est tout ce que vous avez trouvé ? Par pitié glisse sur un caillou et meurt, là, comme ça...
5/ Où tu te dis que Samwell tarly, des fois, il devrait fermer sa gueule.
Le premier qui dit "tous le temps", il se prend une porte ! Donc après l'échange de fluide corporel, notre cher Sam décide de donner à ce cher jeune et futur ramsay le conseil du jour qu'il fallait pas.
Tu sens que le "hard choices" va poser soucis rapidement ? Cette séquence n'étant qu'une introduction honteuse à ce qui suit, ne nous attardons pas davantage, place à la seule chose que la plupart des gens retiennent, ce deuxième arc.
6/ Il faudrait parfois que les gens écoutent les vieux :
Oui, car cette séquence tient lieu de grosse moitié... D'énorme moitié. 27 minutes et 15 secondes... Jon, dans une imitation singulière de Jack Sparrow arrive donc aux abords du sus-nommé Durlieu. Sur la "plage" l'attendents quelques locaux, tout à fait agréable de loin, avant que la caméra s'envole pour montrer que toute la côte est "envahi" de sympathique free folks (retenez bien ce plan de grand ensemble nécessaire qui reviendra à la fin de cet épisode). Torrmund, qui n'est pas la moitié d'un, explique sa notion de la stratégie au lord of bones...
En lui défonçant les os restants, le faisant ainsi lord of broken bones. C'pas parce qu'on est de le fléau des géants qu'on peut pas avoir un poil d'humour !
Voilà la réunion des anciens, et autant le dire tous de suite, c'était classe. Classe parce que sincèrement, du chef thenn (qui ressemble au chanteur de rammstein quand même), le géant, et la chef de clan réagissant pour seule à l'avenir de l'humanité. On avait là de vrais dialogues, de gens au courant de la situation et devant faire face à l'horreur en route vers eux. Peut-on vaincre une telle horreur ? Ou vaut-il mieux fuir, et espérer survivre.
On remarque qu'il y'a pour la première fois référence aux araignées des glaces, le lecteur que je suis qui espérait secrétement que cette saloperie n'était qu'une allégorie, n'a personnellement pas envie de les voir débarquer à l'écran.
Finalement, Jon arrive à s'imposer auprès d'eux pour l'avenir de l'espèce humaine, et connement c'est ce qu'il fallait faire. Mais bon sang, pensez aux enfants !
Finalement, le soutien de Torrmund, du petit barbu ET de famille de France offre à Jon la possibilité d'évacuer tout ce joli petit monde en barque vers les navires de Stannis, et finalement la terre ferme. L'évacuation se passe dans le bon ordre, sincèrement bien mené dans le sens où on voit l'aspect réfugié de ce peuple libre désenchanté et poursuivit.
Maman Sauvageonne met même ses petits dans la barque et... Non... Ne dit pas CETTE phrase ! "Je suis juste derrière vous !" après qu'un gros plan suive ton visage. Sombre crétine, tu viens de jeter le malheur sur... Ah... Oh...
Ah... Pourquoi les chiens se mettent soudainement à hurler ?
y'a une avalanche ?
Et bien oui, un blizzard magique apparaît, et le cri dans la foule extérieur à la cité entraine comme une vague l'annonce. Voilà venir les Autres/Marcheurs Blancs/Spectres
Et donc on entend médusé les cris de carnages des pauvres gens massacrés de l'autre côté d'une porte fermée. Décidémment c'est la saison de l'horreur en hors-champ, et force est de constater que tout classique que ce soit, ça marche.
On en arrive donc à la raison pour laquelle la plupart des gens disent que cette épisode est le meilleur, un combat entre l'armée des sauvageons et les Autres. Ils tentent vraiment de faire scène d'horreur, et ça fonctionne parce que l'arrivée fait suite à une fuite panique de tous le peuple dans les eaux glacées.
La plus grande tension me concernant se portait sur ce cher Edd-la-douleur, grand philosophe de notre temps, que j'ai eu peur d'avoir perdu. Le petit défaut de la séquence (loin d'être parfait) est la frénésie du montage. Si l'épisode 9 de la saison 4 avait eu le cran de proposer des plans larges et un découpage lent, là on est dans la même frénésie que celle qui anime les cadavres, ça bouge trop vite, ça donne mal au crâne et finalement tu as hâte qu'ils meurent.
Jon, dans cette scène, se voit remettre une force incroyable en un dialogue. il est garant de la survie des sauvageons embarqués, et même si c'est bête, cet échange m'a plu. Quoi qu'il arrive, Jon est le seul espoir des sauvageons à présent, et c'est comme ça qu'il devient sans le vouloir le nouveau Roi d'au-delà du mur.
Et tandis qu'il s'apprête à charger avec un Torrmund berserk, il aperçoit au loin les 4 cavaliers de l'apocalypse, et se rend compte que leur cible se résume peut-être simplement au verredragon.
Alors qu'il court vers la cabane, celle-ci se fait joyeusement défoncer par notre ami le géant Wun Wun (par moon moon, le chien de jon... Et son vrai nom est un merdier à celui-là). J'ai bien cru qu'il allait y rester notre ami Wun Wun, mais il doit encore faire tomber les étoiles.
Dans la cabane, ils tombent sur papi Autre qui expédie le combat contre le thenn en deux tours de manivelles et permet de bien affirmer que le feu, non, c'est pas super pratique contre eux... (un feu de dragon encore, je dis pas).
Pendant qu'il met sa branlée à Jon (décidément) celui-ci parvient à courir pour rechercher son épée d'acier valyrien, seul arme qui ne se brise pas au contact des Autres, avant d'expédier son adversaire dans le néant sous les yeux du terrible Dark Maul (non je refuse de dire que c'est le Roi de la Nuit tant que c'est pas affirmé verbalement IN THE TEXT, de la série comme du livre.)
J'ai bien aimé la mort de la maman sauvageonne qui se fait spécialement attaqué par une tripotée de petits enfants cadavres. C'est le côté lol du destin (et de la mort), et quand la mort me fait lol, je ne peux que rire. Cette scène mine de rien m'a dérangé, et c'est bien ça, faut que ça te secoue un peu l'horreur, sinon c'est merdique.
Bon, après on a un hommage pourri à World War Z, juste drôle pour le "OH FUUUUCK" de Edd-la-douleur. Ainsi, Torrmund, Edd, Jon et ce terrible Wun Wun se lancent dans une course folle vers la dernière barque les attendant gentiment, avec un étrange homme à capuche (oui mon cher Gendry, je t'ai reconnu).
Alors qu'ils s'éloignent vers le lointain, on prend peur pour notre géant, qui heureusement sait nager. Jon, épuisé, contemple l'horreur qui s'est abattu sur le village avec les cris qui résonnent encore. Finalement, Dark Maul s'avance vers lui, pour lui montrer son skill de nécromancien niveau 100, et d'un coup de baguette relève la montagne de corps. (c'est malin, maintenant on sait qui il faut fumer pour calmer le jeu) (pour une musique d'ambiance, la vidéo plus bas)
J'ai toujours tendance à imaginer dans ce genre de scène que le type d'un coup saisit un caillou, une botte, n'importe quoi, et le jette vers son ennemi. Mais Jon se contente de regarder intensément le bordel, et l'épisode se termine sur le même plan qu'au début (celui que vous deviez vous rappeler) la zone étant maintenant envahi de corps qui marchent.
On a même le droit au générique à une petite musique inquiétante très sympatoche ! Si si vraiment.
7/ Bilan
les + : - La scène à Meereen avec les dialogues bien menés, qui ont l'air de tourner un peu en rond, mais en fait non
- La séquence finale et ses dialogues, malgré une réal pas top il faut l'avouer.
les - : - la séquence avec sophie turner, ET celle avec Maisie Williams
- la bonne idée de Sam
- les séquences de Cersei clairement en deça d'une ambiance opressante
- La bataille dans la neige qui se réglera avec vingts pécores attaquant le camp de Stannis... Vous déconnez ou quoi ?
Alors. Est-ce un bon épisode ? Oui et non. Clairement c'est un épisode meilleur que ce que la saison a pu proposer. Mais non, dire que c'est un bon épisode, la plupart du temps, c'est oublier le remplissage des séquences précédant l'arrivée à Durlieu.
L'ensemble n'est pas net ni clair, et ferait même un peu pauvre sans cette deuxième partie. Il n'empêche que non, je ne me suis pas ennuyé, et que j'ai quand même l'impression que cette saison 5 fait transition pour la saison 6, mais ça attendre le bilan final pour ça.
En attendant je vous rappelle gentes et gens que je suis sur facebook : https://www.facebook.com/Nico.Koredly
Et que je cherche des témoignages de Geek ici :
http://homme.en.noir.overblog.com/2015/05/appel-a-temoignage.html
les Autres, une conception de la magie différente
