Et voilà, voilà voilà voilà....
J'ai renâclé pour la faire, cette dixième critique. Sans doute le fait qu'un article minimum par semaine ne me semblait pas au départ compliqué, jusqu'à ce terrible moment où en fait, si, c'est chiant. Chiant parce que j'ai l'impression de me répéter, chaque semaine, à taper dans l'arbre pour espérer en voir tomber quelques noix de coco.
Qu'on se le dise, je ne dis pas du mal pour le kiff de dire du mal. J'essaye autant que possible d'avoir toujours un point de vue construit, sauf quand le néant qu'on m'offre ne m'inspire rien d'autre qu'un silence de plusieurs minutes. Force, pour ce dernier épisode, de constater quelque chose d'amer, j'ai aimé cet épisode 10. Depuis hier, j'ai passé plus de temps à lire des hordes de gens en larmes, criant qu'ils vont bruler les scénaristes parce que Jon se fait gentiment houspillé par ses camarades de jeu, et bien si tu es dans ce cas charmant bambin, l'avant-dernière partie est pour toi.
On attaque ?
1/ Pas de bol, c'était le pied gauche :
Avoir fait cramer sa fille a permit à Stannis, ce cher Stannis, de faire augmenter la température du décor. En effet, les stalactites commencent à fondre, et Mélisandre de constater que, holala, j'ai réussi mon coup (pour une fois) s'empresse d'aller annoncer sa victoire à notre king-of-fire adoré.
Manque de bol, on lui annonce juste après que ses mercenaires se sont tirés avec les chevaux, et pire encore, que Lady Selyse Florent s'est passée la corde au cou, sans doute en essayant de jouer à la balançoire. Alors que ça daube déjà des fesses, on lui apprend que Mélisandre, sentant le vent tourner s'est tirée sans demander son reste.
Et, je dois bien le dire, j'ai adoré cette idée. Mélisandre en tentant de convoquer son Dieu, avec lequel elle croit être en symbiose parfaite, a tenté le tout pour le tout. Sauf qu'on est dans le Nord, et dans le Nord, même si c'est pour une bonne raison, les Dieux punissent toujours le fait de tuer un membre de ta famille. R'hllor est resté sourd à ses prières, et notre fanatique se retrouve avec une crise de Foi particulièrement appréciable.
Stannis, qui ne se démonte jamais, décide d'y aller quand même, avec sa bite et son couteau, et d'approcher de la forteresse avec une armée réduite, lambeaux de son immense désir/ego. Je vais devoir coupler cette partie avec la critique de Sansa, pour faire un lien, vu que le montage parallèle de cette séquence joue beaucoup là-dessus.
Sansa révèle donc l'objet qu'elle avait subtilisé, il s'agit d'un tire-bouchon qu'elle utilise pour forcer sa serrure, et se dirige cierge en main vers la tour foudroyé, observant les préparatifs de la bataille à venir.
Au même moment, Podrick laisse tomber ses lapins pour filer prévenir Brienne que Stannis, son Stannis qu'elle veut découper en morceau, est là avec une troupe conséquente et qu'une bataille s'engage. Brienne décide donc que ce n'est pas aujourd'hui que Sansa bougera et file accomplir sa vengeance, forcément quelque secondes avant que la lumière du cierge ne se présente.
C'est assez Shakespearien comme concept. les deux secondes changeant constamment le rapport de force. On peut critiquer mais ça reste du classique.
Stannis ordonne de préparer les tranchées, quand il se rend compte qu'en fait les Bolton font une sortie, et qu'ils ont quasiment autant de cavaliers que Stannis a de piétons. Autant le dire, c'est perdu d'avance. Un dernier baroud d'honneur l'oblige à sortir son épée, menant ses soldats au massacre.
Je l'ai déjà dit pour la saison 3, mais je trouve ça dommage d'en faire trop dans ce genre de séquence, Moins de cavaliers et surtout pas un ramsay jouissif de sa victoire éclaire. Un peu de subtilité bon sang. Stannis lui semble avoir survécu, et recule jusque dans la forêt où épuisé il est forcé d'expliquer la vie à deux malandrins. Quitte à manquer de subtilité, j'aurai bien aimé que les deux hommes soient des guerriers de Stannis justement, comme un dernier pied de nez à sa guigne.
Guigne qui continu car il se retrouve face à Brienne, laquelle lui fait cracher ses aveux concernant Renly, le condamne à mort et... Alors, je vais chipoter je vous préviens. D'abord vu la distance et l'angle, le coup de Brienne ne peut pas tuer Stannis, au mieux elle le blesse. Il faudrait aussi qu'elle s'acharne sur le corps suite à ça, parce que pour le coup elle n'est ni bien positionnée, ni à distance. Cette décision et ses conséquences peuvent apporter un choix intéressant à la saison 6.
Laissons là Brienne et Stannis pour rejoindre Sansa, qui constate que la bataille qui, elle l'espérait, allait lui sauver la vie se retrouve en fait une déroute et un massacre, décide de retourner en vitesse dans sa chambre, quand elle tombe sur Harley Quinn. La phrase qui sort suite à la rencontre est navrante, mais la palme revient à miss archère que je ne peux plus supporter (c'est un truc avec sa diction et son jeu je crois). Theon en profite pour reprendre du poil de la bête et de pousser dans le vide la donzelle.
L'arrivée inopinée et le retour de son tortionnaire lui font comprendre que cette fois seule la fuite définitive les sauveront, et ils se jettent dans la neige pour quitter la zone et chercher leur rédemption.
2/ Hélène Jégadot Begins
Si au moins ma critique t'aura permit de découvrir ce personnage rocambolesque de l'histoire française, c'est cool. Bon, sonnez les trompettes, cette séquence m'a plu. D'abord il permet de retrouver une Maisie Williams expressive comme à ses débuts, véritable petite surprise très agréable.
On retrouve donc notre pédo-tueur Meryn Trant, lequel a du kiffer sa race devant 50 shades of grey, et prend plaisir à molester de pauvres petites demoiselles. J'ai bien aimé le fait qu'Arya se planque avec un visage, car si je m'attendais à voir le visage de Maisie Williams avec une perruque, force est de constater que non non, elle a bien joué son coup. On m'expliquera comment elle a acquit la technique quand on aura le temps, néanmoins c'était bien jouer pour le début.
La suite est encore mieux, Arya récitant les raisons du meurtre, avec une folie dans le ton et un second degré affreux, allant jusqu'à se mettre à genoux pour remercier le Dieu Multiface, ce Dieu de la mort qu'elle vénère. Elle prend son temps poste le moment de faire glisser la dague, et de foutre en l'air sa couverture.
La séquence qui suit dans le temple des visages m'a plu encore davantage, parce qu'on entre (enfin) dans la symbolique des sans-visages. Le mysticisme vient nous frapper de plein fouet tandis qu'Arya retire les visages les uns après les autres pour se rendre compte que rien n'est vrai (tout est permit ?) dans ce fatras de personne. On dit même adieu à la gamine mauvaise actrice ainsi qu'à la vue de Maisie Williams.
3/ Disney pleure
Et nous aussi. La dernière séquence de Dorne étant tellement ridicule que ça en deviendrait presque comique. Myrcella se prépare à prendre le bateau pour rentrer à Port-Réal, elle fait des câlins à tous le monde. Les filles d'Oberyn montre encore leur inutilité, servant uniquement de potiche quand Tyerne se contente d'être vulgaire (bad pussy... sérieux...). Bronn visiblement aussi choqué que moi se dépêche de se tirer.
Ellaria, elle, se contente pas du câlin et fait un gros poutou sur les lèvres de Myrcella... Parce que la discrétion c'est cool.
Bref, tous le beau monde se dit qu'il faut se tirer de cette terre de débile, et Jaime se décide à avoir une conversation intéressante avec sa fi...nièce sa nièce. Alors. Je n'ai rien contre le fait que Jaime annonce à Myrcella que c'est sa fille, il est pas obligé de le faire comme s'il devait lui expliquer comment on fait les bébés mais admettons. Mais, COMMENT, Myrcella peut-elle 1/Savoir, et pire que tout 2/ ÊTRE CONTENTE !
Ce n'est donc qu'une bâtarde, et si critiquable qu'ait été Robert, il a fait bien plus pour elle que Jaime. Ça sonne faux toute cette merde. Heureusement, le poison hyper discret d'Ellaria commence à faire effet, en envoie ad patres une autre mauvaise actrice. Je vais PAS m'en plaindre.
Là où je vais me plaindre, c'est qu'il tenait une merveilleuse manière de finir l'arc de Dorne de manière puissante. En effet, Ellaria s'empoisonne elle-même pour empoisonner Myrcella, dernier geste d'une "épouse" bafouée et pleine de colère. Et en fait non, on prend le temps de voir cette connasse prendre l'antidote.
Quand Ellaria décide d'empoisonner Myrcella, elle se condamne à mort hein. Là, elle ne va pas survivre, Doran n'aura aucun mal à savoir que c'est elle la tueuse, et il peut en plus accuser ses filles de complicité, alors que sa mort aurait eu un impact certain, non, c'est juste merdique. Vraiment, totalement et assurément.
4/ Non sans raison tombe les fleurs de Meereen
Alors, on rejoint Meereen où tous les gens sont bien gênés car la ville va sombrer dans la guerre civile et que la reine s'est tiré avec son dragon. Étonnamment, la séquence s'ouvre sur un concours de pine entre Tyrion et Jorah, et, fait impressionnant, AUCUN dialogue n'est inutile. Daario a même une série de parole sans jamais dire une connerie, quand il décide de prendre Jorah avec lui comme quand il décide de laisser la cité entre les mains de Tyrion.
Tyrion a accomplit un trajet un peu trop rapide cette saison, mais il est enfin à sa place, et de nouveau en selle. Le retour de Varys signe même le retour du duo gagnant. Reste donc en arrière Tyrion, Varys, Ver-Gris et Missandeï, pour essayer de calmer la situation.
La contre-plongée finale de cette séquence finit de prouver cette avancée de Tyrion, le revoilà dans une position de pouvoir, statut dans lequel il excelle. "I did miss you" sonne dés lors autant pour son interlocuteur que pour le spectateur.
Plus loin, Daenerys parle avec Drogon qui se comporte, au choix, comme un chat ou un chien selon les moments, blessé mais vif. Elle n'arrive bien entendu pas à se faire ni entendre, ni comprendre, par la vilaine bête (en même temps d'habitude tu lui parles Valyrien, hein...), et comme il fait sa mauvaise tête, elle décide de partir battre la campagne pour chercher au moins où elle se trouve.
C'est alors qu'au détour d'une colline surgit un cavalier, puis 3 autres, et qu'en fait une véritable horde sauvage de Dothrakis, la bave aux lèvres, apparaît, bien décidé à capturer la... ben... De fait je comprends pas trop pourquoi toute la horde l'entoure, ok je veux bien qu'il y'en ait qui ont pu la reconnaitre, mais de là à l'avoir tous reconnu. Au passage, j'ai remarqué que les cheveux qui l'encerclaient étaient en train de parader. C'est drôle, parce que j'imagine mal un dothraki apprendre le pas de parade à son cheval, mais passons...
5/ Un coup de mou ? Adopte une Lena Headey
Parlons de LA séquence événement avec celle qui clôt cet épisode : la marche d'expiation de Cersei. Scène emblématique, elle consiste à la possibilité offerte à Cersei de rejoindre Donjon Rouge depuis le septuaire de Baelor, comme au premier jour, vu qu'elle a avoué avoir forniqué avec Lancel Lannister.
Le fait est que, comme au premier jour, indique qu'on doit lui raser la tête et la laisser marcher nue au milieu de la foule. Cette séquence est merveilleuse. Notez bien, quel que soit son crime je ne peux pas applaudir un tel châtiment pour quelqu'un. Et justement, la force de la série, et de l'adaptation, est la puissance du visuel. Cersei devient la représentante des femmes bafouées, et son corps nue n'est même pas sexualisé, juste dérangeant.
Si c'est la colère et la vengeance, avec la dignité qui la possède au départ, plus rien ne ressort de là que la honte, la douleur et la peur. Cersei ce sont ces femmes tondues en 1945 par une foule vengeresse. déroutant des principes jusque là basique.
Si le nue intégrale de Cersei est là, semblable à celui d'une Daenerys en saison 1, l'icône est différente. Daenerys était LA femme, représentation de Vénus sortant de l'océan. Là Cersei devient UNE femme, son icône n'est là que pour la rendre semblable au commun, comme ce plan affreux en plongée, une fois qu'elle a été préparé, dans sa cellule où une lumière crépusculaire vient la frapper.
Les nombreux plans sur le donjon rouge sont aussi très fort, symbolisant la lenteur de sa marche, la durée horrible de son châtiment. On lui crache dessus, on lui jette de la nourriture, on l'humilie. Et le visage de l'actrice de se décomposer au fur et à mesure, de passer par tellement d'émotions et de se retenir de pleurer jusqu'à enfin avoir la foule dans son dos.
Elle apparaît, faible, diminuée, blessée devant son oncle et Pycelle, tandis que Qyburn s'empresse de la recouvrir et de lui présenter son nouveau précieux allié : sa "petite" création du doux nom de Robert Fort, véritable titan à l'allure monstrueuse. C'est une séquence efficace, qui pour le coup clôture efficacement la situation.
6/Un héros aux enfers
Après réflexion, je pense que j'aborderai la question de l'avenir de Jon Snow dans le dernier article, bilan de cette saison 5.
Ces séries de scènes étaient très agréable, la première le plaçant avec Sam en pleine discussion sur ce qu'il a vu, et la défaite qui s'annonce inévitable face aux marcheurs. Jon se retrouve donc à table, faisant le tour de ces emmerdes, et Sam de lui annoncer qu'il faut qu'il parte pour Villevielle, histoire de devenir mestre et pour espérer changer quelque chose au chamboulement qui arrive. Il en profite pour lui dire que bon, pendant son absence il a fait des galipettes parce que bon, quand même il était temps. Le côté conversation entre ami autour d'une chope quand tout va mal est assez réaliste et cohérent pour que je n'aille pas cracher sur ça, vu qu'en plus on parle même du départ
Jon accepte, comprenant que ce sera là sans doute la meilleure chose que peut apporter quelqu'un comme Sam, et le laisse s'en aller, il se retrouve donc seul au Mur, éloigné de toute ses alliés éventuels.
Cette situation n'empêche pas Davos de venir lui pondre une pendule, demandant à ce que les sauvageons marchent sous la bannière du cerf au cœur flamboyant. C'est cet instant que choisit notre déserteuse Mélisandre pour pointer le bout de son nez à Chateaunoir, offrant tout son dépit à elle sur la défaite de Stannis, de son Dieu, et bien sûr le fait qu'apparemment Shoreen a disparu, devant un Davos bien entendu anéanti par toute ses nouvelles.
Finalement de retour dans son bureau, il trie les messages, sans doute un ensemble de refus pour sa demande d'hommes et de provisions, quand Olly, sweet Olly, vient lui annoncer qu'on a découvert des traces de son oncle.
Jon le suit, et découvre en lieu et place de son témoin une pancarte marquée traitor, et un Aliser Thorne de le planter au son du "for the watch" à propos. Et c'est parti en fil indienne, chacun voulant récupérer un peu d'Xp. Jon, semblable à César, se retrouve donc trahi par les siens et poignarder, avant que le coup de dague final ne vienne de son "héritier" spirituel.
Le plan final de l'épisode est sur Jon, mort, son sang se répandant dans la neige. Il dure suffisamment longtemps pour ne pas laisser la place au doute sur la survie de Jon. Oui, Jon Snow est mort.
7/ Bilan
Un bon épisode dans l'ensemble, et enfin une vraie fin de saison à la différence de la 3 et la 4. Reste que j'ai maintenant de quoi écrire un bilan final dans la semaine, avec possiblement un dépassement sur la semaine prochaine, et après les vacances.
les + : - de bonnes idées de mises en scènes
- Cersei et sa marche, loin d'être une vengeance pour le spectateur mais davantage une réflexion
- Les séquences avec Arya qui donne enfin une consistance aux Sans-visages
- le jeu d'acteur de Stephen Dillane qui justifie et sauve presque un arc bancal.
- Meereen qui innove et adapte de manière intéressante
- Harley Quinn qui embrasse le sol
les - : - Sophie Turner n'arrive toujours plus à s'en sortir
- Dorne définitivement merdique.
- la bataille des neiges, à la fois trop grandiloquente et pas assez.
En attendant je vous rappelle gentes et gens que je suis sur facebook : https://www.facebook.com/Nico.Koredly
Et que je cherche des témoignages ici :
http://homme.en.noir.overblog.com/2015/05/appel-a-temoignage.html
