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L'Homme en Noir

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instants de chroniques pour du temps à perdre !


Welcome to Jurassic World (pays des grands, et des petits)

Publié par Nicolas Koredly sur 11 Juin 2015, 08:55am

Omar approves !

Omar approves !

Welcome to Jurassic World (pays des grands, et des petits)

Bon, là on voit la tête à Oma Sy, et on se dit, au choix, que je suis un troll affreux, au choix que j'ai pété une durite, moi qui suis si cynique et si vilain en temps normal. Ben nan, de fait j'aime bien Omar Sy, et comme je trouve assez emmerdant qu'on lui crache à la gueule parce qu'il est en train d'accomplir les rêves de tous les gosses du monde, et que certains chauvins débiles ( http://www.lefigaro.fr/cinema/2015/06/10/03002-20150610ARTFIG00174-la-panouille-nulle-d-omar-sy-dans-jurassic-world.php ) s'en prennent allégrement à ce pauvre garçon, je vais faire une critique spéciale Omar Sy, parce que oui son rôle a un intérêt dans le film Jurassic World, et que non, faut arrêter de cracher dans la soupe, il est loin de jouer mal. Mais je m’égares et revenons au principal, le film !

1/ Rappel du scénario, à l'usage des rustres et des mal compris :

Alors, le film se place vingt ans après la tentative de John Hammond d'ouvrir un parc à thème basé sur le "petit" monde des sauriens, qu'il aurait appelé modestement Jurassic Park. Après son décès, et les nombreux ennuis qu'il y a eu sur cette île d'Isla Nublar, un gentil monsieur Indien, héritier testamentaire et fan de pilotage d'hélicoptère, investit une fortune colossale pour ouvrir le projet d'Hammond, cette fois mené à terme au doux son de Jurassic World.

Mais comme tout parc d'attraction avec le nom World dedans, l'innovation est de rigueur. Et donc après les grands splash du Mausasaure, les repas du T-rex, et la ferme des animaux trop choupi (clairement, hein...), l'heure est venue de sortir une attraction plus terrifiante, plus grande, plus impressionnante, l'INDOMINUS REX !

Comme vous vous en doutez, ça va être la merde, l'Indominus étant un croisement de tout un tas de bordel, qui en font une arme plus développée, plus meurtrière et tellement plus intelligente que la dinde à griffe moyenne.

2/ Un retour aux origines :

Bon, d'abord il faut dire que ce Jurassic World est normalement censé devoir inaugurer une nouvelle trilogie, et d'une manière relativement intelligente (non il n'y a pas de cliffhanger à la fin, NON il n'y a pas de scènes coupées derrière le générique) la suite étant introduite par une seule donnée.

Les hommages à la trilogie originale sont nombreux, d'abord la présence de T-shirt Jurassic Park sur un des employés, la statue d'Hammond dans le centre d'accueil du public. le premier centre retrouvé par les personnages à présent en ruines, et je passe sur le passage à l'icône du T-rex dans les séquences finales.

Mais la vraie force de ce film, c'est d'offrir ce que déjà offrait le premier Jurassic Park, une vision de ce que pourrait signifier la réimplantation de grand saurien dans le monde actuelle. La volonté des Hommes de dépasser les limites "parce qu'on peut" pour répondre à un profit bien davantage que pour combler un désir de science.

Ce film est une critique non pas de la science, mais des intérêts essentiellement capitalistes de ceux qui la financent (même pour des buts altruistes hein). Car si le rêve de Jon Hammond a enfin réussi dans ce film, ce qui brule les Hommes et brise la situation est ce désir du "plus" à engrangé. D'une simple idée de faire la créature la plus féroce, la plus grande, la plus puissante, le parc à thème de rêves devient l'antre du cauchemar en moins d'une journée.

Mais ce qui marche le plus, dans ce nouveau film, et qu'on retrouve la tension du premier. Oui, j'ai ressenti le même frisson qu'enfant devant l'indominus rex, notamment parce que cette saleté est presque toujours dans la vision humaine de la caméra. Cette décision de réalisation centralise l'homme face à un immense qu'ils ne contrôlent pas, et les scènes avec les raptors et autres saletés nous renvoient bien souvent à notre statut de grain de poussière dans le cosmos, et c'est déjà pas mal.

Maintenant, une autre donnée qui m'a fait plaisir et la présence d'un humour noire, dans des scènes variées et avec toujours un parfait dosage (comme l'assistante particulièrement gourde qui se fait becter à 4 reprises... mais si c'est drôle), ou encore le jeu du détournement des clichés populaires notamment avec l'assistant "nerd" lorsqu'il décide de rester derrière pour assurer le maintien d'un parc qui commence à agoniser, ou encore le petit employé de l'excursion en sphère qui se retrouve à gérer la foule des mécontents. Bref, tout ça c'est une respiration, une respiration positive dans un film propre et vraiment en lien avec ses débuts : https://www.youtube.com/watch?v=TN6Ry8XhHT0

3/ Un film de dinosaures ou un message plus profond ?

L'argument scientifique du premier était de coller au plus proche d'une réalité préhistorique telle qu'on l'imaginait en 1990. Ici, tout est résumé par une seule phrase du scientifique principal (le même acteur que dans le premier, c'est bien de le signaler), "il n'a jamais été question de dinosaures". Et non, ce ne sont pas vraiment des dinosaures, ce ne sont que des expériences ou on a colmater les brèches pour répondre à un besoin.

Le décor est planté, les dinos n'en sont pas, donc si on découvre dans 30 ans qu'en fait les dinosaures étaient des dindons à plumes jaune poussin et bleu lagune, le film a sa justification en bêton, et ça marche.

Maintenant, abordons pour la suite du programme l'information principale qui a choqué plein de gens, le fait que Chris Pratt soit un dresseur de vélociraptor. Si sur le papier, c'était un argument fumeux, force est de constater que le film fait de Chris Pratt un personnage intelligent et réactif qui a de vrais scènes de dressages, justifiant au passage un truc aussi énorme. Non, Chris Pratt n'est pas la maman des pitits raptors, et oui c'est chaud pour son cul dés qu'il se retrouve face à eux, même en tant que mâle alpha.

Pour en revenir à Omar Sy, son rôle (secondaire mais important) est celui de l'éleveur (de ce que j'en ai compris.). Chris Pratt représente le dresseur extérieur quand Omar s'occupe des raptors, leur prodigue des soins et les aiment comme un éleveur, devant dés lors complémentaire du role de Chris Pratt tout en ayant de fait un antagonisme plus marqué avec le "méchant" du film, Omar représentant le côté humain de la donnée et du parc, dans ce que ça a de plus profond, tout comme de plus pragmatique (quand il demande si le bad man a bien abattu son loup, qui représente un danger pour l'homme.)

Quoi qu'on en dise, le quatuor de personnages représentés par Chris Pratt, Bryce Dallas Howard, Vincent d'Onofrio, Omar Sy représentent chacun un aspect du point de vue de ses créatures, et sans mentir c'est de ce personnage campé par Omar que je me suis senti le plus proche (sans doute pour son écriture réaliste), ça c'est dans ta tronche figaro !

Le message premier du film, c'est aussi la création artificielle ultime, et son affrontement face à la nature. Car si l'Indominus Rex est vraiment une saleté, il agit comme un boucher violent, et j'étais presque persuadé qu'on allait dire à un moment qu'on y avait mis de l'ADN Humain (fort heureusement non). La nature, même un peu modifié, finit par s'unir pour lutter contre cette adversaire, et offrir un final épique, puissant, et même si peu réaliste proprement impressionnant, et si j'ose le dire, totalement cohérent (cohérence et réalisme sont deux choses différentes).

On sent presque poindre la présence d'une franchise à la planète des singes, version l'île des dinos, mais il faudra attendre la suite (dans laquelle on nous promet plus d'Omar Sy !!)

4/Film en absence de défauts ?

Non. Clairement il y'a des défauts dans le film, mes reproches par contre sonneraient faux, mais je lui reprocherai les mêmes choses que dans Superman Returns. Jurassic World aime l’œuvre d'origine, à tel point que le thème de John Williams sort assez vite, et sans qu'on voit un dinosaure quand il commence (j'ai trouvé mal calibré qu'il commence quand les enfants arrivent dans leur hôtel par exemple) même si le plan sur lequel il figure offre après un panorama dantesque de l'île.

Le début est de toute façon relativement moyen, pas mauvais, mais j'ai eu du mal à saisir certaines actions. Les deux enfants par exemple semblent reprocher à leur tante de ne pas avoir pris de nouvelles, ni d'être venu les voir depuis longtemps... Mais c'est leur tante hein, pas leur mère. Si elle n'a pas fait d'enfant c'est pas une raison pour qu'on lui reproche de pas s'occuper de ceux de sa sœur.

Et sinon oui, passé les vingts petites premières minutes (qui restent très belles faut admettre) et avec une séquence sur les raptors très efficace et prenante, dés lors que Chris Pratt arrive face à l'Indominus Rex, le film offre un hommage et un renouveau particulièrement appréciable, sans être racoleur, ni outrancier.

5/Bilan :

Je ne peux que conseiller aux fans d'aller voir ce Jurassic World, et oui je ne peux que conseiller à ceux qui ne connaissent pas de s'y plonger. Je suis parti avec la volonté de voir un bon divertissement, et il s'avère que ça a fait bien plus, en offrant un très bon divertissement, bourré de bonnes idées et de bons moments, avec du rire et des moments de frayeur très bien gérés ! Malgré tout ce qu'on pourrait lui reprocher, je ne pense pas qu'il y ait vraiment de gens qui s'ennuient devant ce film, et il va peut-être, comme la planète des singes avant lui, rouvrir la porte d'une nouvelle ère ou le reboot d'une franchise peut se faire avec l'amour et le respect lié à celle-ci, et surtout pour le spectateur !

J'aimerai que ce Jurassic World soit vrai, et rien que pour ça (et la ferme de bébés nanimaux) je suis conquis, et dois bien avouer que les sorties cinémas récentes offrent enfin un vrai et beau tableau.

Merci à tous, et surtout à l'équipe de ce film !

En attendant (et comme toujours) je vous rappelle gentes et gens que je suis sur facebook : https://www.facebook.com/Nico.Koredly

Et que je cherche des témoignages ici :

http://homme.en.noir.overblog.com/2015/05/appel-a-temoignage.html

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