Alors : Autant le dire, je vais égratigner la surface d'une couche compacte d'un éléphant avec mon analyse. Et parce que je fais pas les choses à moitié, en fait on va égratigner la pire partie de cet éléphant, et la laisser rouge vif dans ce que j'en aurai fait. Oui, on va causer politique, et avec le personnage vous allez voir qu'on en a des trucs à dire.
On attaque ?
1/ Origine et principe fondateur
Personnage vient du latin (oui oui, encore) personnare qui signifie parler au travers, terme qui désignait à l'origine le masque que portait l'acteur (car oui, dans le théâtre antique il y a UN acteur sur scène, deux quand tu fais du blockbuster). Oui donc comme le gus doit bien faire comprendre aux gens, même loin, que c'est pas forcément le même type qui parle, il met des masques pour passer de l'un à l'autre des rôles. C'est basique mais ça marche.
Bien sûr le mot a donné des variantes avec le temps (on lui doit notamment le mot personne, et la personna très prisé par Jung comme définition du masque "social"). Là ça fait deux paragraphes, et j'en ai sans doute déjà perdu 50% d'entre vous.
Je vais donc vous raccrocher autant que possible avec une donnée amusante : dans le code civil on parle de personne pour désigner les individus ou les humains. Et on définit la personne comme un être humain auquel on attribue des droits. Donc stricto sensus, le droit reconnait un individu masqué comme étant un être humain qui a des droits... Voilà, si ça se rapproche pour vous de certains trucs, et que vous souriez un peu, je suis content.
Revenons à nos moutons. Personnage est donc le rôle que quelqu'un joue, symbolisé par un masque physique ou purement métaphorique. Ce Persona devient incarnation d'une idée et d'un texte, qui doit prendre vie corps et consistance le temps de la représentation. Dans le monde réel ça va être le président de la république pendant son discours qui redevient François Hollande (actuellement) en redescendant de scène, et en terme artistique ce sera Charlot qui redeviendra Charles Spencer Chaplin (comme ça, le nom complet de Chaplin, c'cadeau) lorsqu'on dit "coupez".
On prend pas mal de principe en deux minutes, prenez le temps de digérer. Bon, maintenant pourquoi qu'en fait je veux m'embêter à parler de ça ? J'ai remarqué que les gens (toujours en lien avec le première article d'analyse, que l'on peut retrouver ici : http://homme.en.noir.overblog.com/2015/06/realiser-la-narration-silencieuse.html) qui s'improvisent critique ou tentent d'analyser les œuvres confondent parfois la personne, le personnage, et la représentation de celui-ci.
Et comme mes trois derniers articles (à trois vaches prêt) parlent de personnages mythologiques, et que le dernier a soulevé beaucoup de soucis sur la représentation, je pensais qu'il était important d'y revenir. (je tiens d'ailleurs à vous remercier tous car l'article sur Wonder Woman est à ce jour l'article le plus partagé du site, et pour un personnage DC trop souvent rendu au second plan c'est merveilleux !)
2/ Le personnage et ses caractéristiques.
Ce qu'il y a de bien, quand je penche sur un article de ce genre, c'est que l'actualité trouve tout les moyens de me donner des pistes intéressantes. Sur certains forums et fils de discussions que je suis, il y a quelque jours est tombé une "bombe" : http://www.comicbookmovie.com/fansites/JoshWildingNewsAndReviews/news/?a=125782 alors forcément, il y a eu des commentaires complétement stupide du genre "mais attend, boba fett c'est un blanc !" ou encore des plus raisonnables qui disent "Boba Fett étant un clone de Jango, il doit avoir surtout un teint maori de néo-zélandais typique de monsieur Temuera Morrisson."
Bien sûr dés que je le pouvais, et que ça n'avait pas été fait, votre serviteur se présentait en expliquant gentiment que, de 1 on ne connaissait pas le visage de Boba Fett avant l'épisode 2 ce qui laisse quand même la possibilité de pas voir le visage du loustic, et 2 : petit rappel, la voix de Dark Vador est interprété par James Earl Jones... Qui oui n'est pas un blanc WASP hein... Donc encore une fois, la couleur de la personne dans l'armure de Boba, c'est une non-information.
Et en fait, on arrive au corps principal de tout cet article, le personnage étant un masque, il peut ne pas être définit par son genre, sa couleur, tout ce qui importe c'est ce qu'il représente. Alors je sais ce que vous allez me dire "mais attend, un superman noir, ça te générait pas peut-être ?" la question dés lors, peut se poser. Ma réponse serait simple : "tant que c'est Superman, je m'en fous."(pour le coup, je critique Henry "Steel" Cavill plus par son manque d'interprétation que par son interprétation)
Et je vous renvoie vers le long article sur l'homme d'acier ou j'explique posément qu'il représente tout le genre humain, donc en faire un noir, un maghrébin, un japonais ne me dérange pas, du moment qu'il garde son universalité. Donc il ne faut pas confondre le propos, et ce qu'on perçoit de celui-ci.
Si dans la personnalité qu'un personnage doit représenter, il s'agit par exemple d'un amateur du IIIe Reich : prendre une personne noire brise l'image du personnage classique, et il faut l'expliquer selon que votre film prend place en 1933 ou en 1999. Donc oui, il y a des messages, plus ou moins subtils, qu'on peut décider ou non de placer selon la nature du personnage avec un choix d'acteur.
Mais parfois, le personnage en lui-même peut totalement changer de visage, voir de sexe sans que personne n'en ait quelque chose à redire.
3/ Les bons élèves
Alors oui, on va parler des problèmes, des dérives, des soucis d'interprétation, mais je me disais qu'il serait de bon ton de continuer sur une note positive pour pas trop plonger dans des marasmes politiques.
Premier exemple : J.K.Rowling. Si celle-ci a au début eu du mal avec la représentation visuelle de son héros (les italiens ne voulaient pas lui mettre des lunettes) il s'avère que la madame est beaucoup plus subtile qu'on aurait pu le croire dans son approche des personnages. Dumbledore est définit ainsi quelques temps après la publication du dernier volume comme un homosexuel par son auteure.
Les gens sautent de leurs chaises. Comment ça Dumbledore gay ? Et il a pas touché le cul du petit Harry dans un coin sombre pourtant. Et il a pas non plus des string roses en dentelles qui dépassent de sous sa robe ? Bon, il y a bien ce truc avec le tricot... Mais...
Mais en fait, tout le monde s'en foutait. Les gens ont apprit à aimer un personnage, à le défendre voir à le pleurer, et oui dans la tête de l'auteur il était homosexuel, et ça n'a gêné personne car si des indices il y'en a, cette caractéristique ne définit pas le personnage. Dumbledore pourrait être un pédophile atroce avec une tendance BDSM qu'en l’occurrence, ça n'impacte pas le récit et la représentation d'Albus.
Autre exemple marquant : Robert Neville (tu vois la transition Harry Potter - Neville) dans "Je suis une légende" troisième adaptation. Will Smith prend la place d'un rôle habituellement tenu par des blancs (dans l'ordre, Vincent Price, Charlton Heston et Homer Simpson) et campe ce personnage certes adapté, mais dont le fonctionnement ne change pas. Est-ce qu'il fallait un noir pour pouvoir parler de reggae et de Bob Marley ? Non, le fait est qu'il fallait Will Smith pour jouer Robert Neville, et qu'il est vrai que Will Smith est noir, mais c'est surtout un grand acteur.
Comment ne pas évoquer le futur capitaine Phasma qui dans son armure conjugue l'incapacité à déterminer le personnage par son genre et sa couleur, se rapprochant dés lors de l'ami Boba. Là c'est d'autant plus marquant que Phasma est une "femme" si on prend comme référentiel son actrice, à savoir Gwendoline Christie.
L'idée me vient aussi de parler de Cloud Atlas. Dans Cloud Atlas, les acteurs changent de couleur, de rôle, et même de sexualités au fur et à mesure que le film se déroule. La noire devient blanche, la blanche devient asiatique... Cloud Atlas est la représentation parfaite de l'acteur face au masque, et le résultat questionne sur ce qui nous ressemble plus que sur nos différences.
Et le moment est venue de parler de ma tite chouchoute, celle pour qui je dédie en grande partie ce texte, et celle qui, pour le coup, a faillit se retrouver avec une partie rien que pour elle : Katherine Mathilda Swinton.
En plus d'avoir un physique de Princesse Elfique incarnée, soulève un pavet depuis la mare propret du cinéma marvellien en Juillet dernier : http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18644664.html En gros, elle se réserve le choix du sexe et du genre de son personnage.
Je ne sais pas si vous vous rendez compte, on a donc une femme qui dit clairement qu'elle peut modifier le sexe, pourtant vu comme la donnée caractéristique numéro 1 d'un personnage, comme ça. Elle ne parle pas ici de jouer un homme, ou une femme, mais elle dit simplement en substance qu'elle fera comme ça lui chante, pour peut-être un résultat final qui ne sera pas explicité.
Donc oui, il est possible de ne pas avoir besoin de caractériser un personnage avec des avatars de genre pour l'incarner. Vous le sentez la bombe lâchée là ?
4/ De la difficulté de différenciation.
Soyons clairs, je ne vais pas développer les cas, existant, d'acteurs ayant sombré dans leur personnage pour aller jusqu'à se prendre pour lui. (surtout qu'il y a plus d'histoire d'acteurs voulant à tout prit sortir de leur personnage) Là, on va parler du public, donc vous et moi, et on ne va pas évoquer ça en étant moqueur mais simplement en rappelant la nécessité d'analyse et surtout de recul.
Bon, déjà c'est un fait connu qu'on a des gens qui calquent un acteur sur le personnage qu'il incarne. Ainsi dans les années 70, Clint Eastwood était vu par une partie des critiques, notamment française, comme un vil américain facho ? Oui, car quand les gens regardaient l'inspecteur Harry, ils se disaient que "oulala ce monsieur est forcément pour la torture vu qu'il torture quelqu'un dans une scène" (d'ailleurs je vous conseille la vision de Dirty Harry avec notamment la relecture du premier article sur la réalisation)
Maintenant, il est important de dire encore que je ne parle pas des gens qui ont gentiment collé un vent à Lena Headey : http://www.factfiend.com/nobody-wants-cersei-lannisters-autograph/, ce genre de réaction souvent le commentaire "ces sales cons d'américains malpolis" alors que, sur le fond, rien ne dit que ce ne sont pas en effet des gens qui n'aiment pas Lena Headey. Moi-même si je pouvais rencontrer Ben Affleck ou Jérémy Irons, deux personnes que j'estime beaucoup, et que la rencontre devait avoir lieu en présence de l'équipe de Batman V. Superman, penses-tu que je m'emmerderai 5 minutes à attendre que Zack Snyder décolle sa tête de sa casquette NRA pour me signer un exemplaire du manifeste du parti communiste ? Oui, pour la blague.
Pour en revenir, l'idée c'est surtout de parler des gens qui attachent à un personnage des caractéristiques précises et refusent d'en sortir. Typiquement on va parler des films "historiques" :
Il y a quelques temps Roland Emmerich (le cousin de gauche de Michael Bay) voulait réaliser un film sur les émeutes à Stonewall, traitant de la communauté LGBT aux Etats-Unis. Dés la sortie de la bande-annonce des cohortes de gens (ici on est pas chez Slate, on insulte que les cons, pas leur sexualité ou leur genre) en appelaient au boycott, raison invoqué l'émeute semblait être commencé dans le trailer par le personnage principale jeune WASP (white anglo-saxon protestant) homosexuel, or dans les faits l'émeute du bar (et je précise DU BAR) était l’œuvre d'une personne transexuelle brézilienne. (si je dis pas trop de connerie, c'est possible que j'en dise mais le point n'est pas là)
Et je vais encore rappeler le contexte, pour pas me prendre des pelles dans la tronche. En ce moment (disons depuis quelques années) la communauté gay homosexuel américaine et principalement New-Yorkaise vit une "révolution" interne. En effet, ceux qui étaient une minorité dans le monde commencent à se séparer comme des minorités au sein de la minorité. En gros, l'homosexuel blanc, en costume et riche passe mieux que le noir de Harlem transexuel mal dans sa peau. Donc oui sans le savoir (parce qu'il faut quand même se renseigner sur la communauté actuelle) Roland Emmerich a mit un coup de pied dans la fourmilière.
Sauf qu'ici on va le défendre un peu le père Emmerich, je ne vais néanmoins que parler de la bande-annonce. D'abord on voit dans les images un transexuel qui correspond bien à la personne qui pourrait avoir commencé les émeutes DANS LE BAR. Donc il semble relativement présent. Le personnage principal blanc commence bien une hostilité, mais face à un commissariat donc pas le même lieu, ni sans doute le même moment.
Qui nous dit que sa colère n'est pas suite à sa conversation avec son camarade ayant commencé par dire "non" dans le bar.
Pour vous donner une idée, c'est comme si je faisais un film sur la ségrégation en prenant le parti, par exemple, d'un blanc. Survient l'affaire Rosa Parks, a-t-on besoin d'en faire de fait le personnage principale madame Parks ? Je comprends le sentiment de gêne dans un monde où l'identité est un fait important, remis en cause par des manifestations assez nauséabondes. Maintenant on en revient à ce que j'ai dis, qu'est-ce qui est le plus important, le message ou sa portée ?
On me rétorquera à raison que l'exemple est le même qu'avec le nazi... Hum.... Bref, en l’occurrence l'identité dans un tel film est un point important sauf que si Emmerich décide de centrer son propos sur un blanc, blond, du moment qu'il dit pas que ce mec s'appelle Martin Luther King, ça peut s'entendre ?
J'ai l'impression qu'avec le temps on perd une notion importante, celle qu'un créateur peut plonger de son corps, de son âme et de son esprit dans un projet sans que les idées qu'on croit qu'ils véhiculent sont les siennes.
Paul Verhoeven, réalisateur emblématique de RoboCop et Totall Recall a ainsi sorti Starship Troopers qui reprenait tout les codes du fascisme et de la propagande militaire en les détournant de manière savoureuse et relativement évidente. Croyez le ou pas, mais oui une partie de la critique lui est tombé sur le bonnet en hurlant "au fasciste !!" Oui, on a accusé Verhoeven d'être un vilain pas beau parce que ce monsieur écrivait sur des vilains pas beaux... Vous vous rendez compte du problème de recul ?
Et c'est pas un truc concentré sur le passé. Dernièrement, on a accusé Bruno Muschio (créateur de Bref. ) de machisme avec sa série "Bloqués" et de contribuer avec sa mise en scènes de deux ratés au sexisme ordinaire. En gros, comme il n'y a pas une dénonciation critique de premier degré de ses personnages, il leur prête une audience et donc partage ses idées.
Si les réactions suscités sont surtout de l'ordre du ressenti, et démontre la violence que peuvent subir au quotidien les femmes, accuser Navo d'être à l'image de ces personnages parce qu'il n'en fait pas une critique immédiate revient à dire que Verhoeven est un fasciste. Écrire sur le mal ou la connerie ne vous rend ni bête, ni méchant. (heureusement sinon on perdrait beaucoup de sujet d'écriture)
5/ Les dérives du masque.
Là on heurte enfin le nom du problème, à savoir avec la protection du masque peut-on se permettre de tout dire ? Là vous sentez qu'on dérive, peu à peu, vers les cas concrets où le spectacle devient antre et repère de certains qui se servent de ça comme dernière défense... Vous voyez de quoi je veux parler hein : "c'est pas moi madame, c'est le personnage qui a dit ta gueule !"
Le fait est que oui; quand même, des fois, le personnage choisit peut refléter certaines choses qu'on cache au fond de nous. Par contre soyons clairs, comme on ne peut pas lire dans les esprits des gens personne ne peut avec certitude dire "je suis sûr que cet homme au fond de lui pense comme ça." Si quelqu'un le fait, c'est un gros menteur, et mentir c'est pas bien.
Donc voilà, c'est un fait, il ne devrait pas être possible d'attaquer en Justice quelqu'un pour des propos tenus par un personnage. Et comme dans le cadre d'un spectacle la différence ne peut pas être vu (on l'a noté ensemble normalement, à moins qu'entre temps Charles Xavier se soit pointé), il ne devrait pas être possible d'attaquer un artiste en train de faire un spectacle, sans quoi la frontière sera rompu.
On peut dire qu'il n'est pas drôle, qu'il est même formellement agressif, insultant, voir raciste (sur la forme toujours) et lui peut vous répondre "je suis en train de jouer un parfait abruti" c'est comme ça.
Que se passerait-il si la frontière était rompu ? On pourrait par exemple faire fermer les guignols de l'info en décrétant que c'est un message politique nauséabond à l'encontre des personnes de plastique et de petite taille. On pourrait accuser un auteur de série de contribuer aux malheurs dans le monde et à des problèmes de société. On pourrait partir du principe qu'un type d'une association peut faire changer une classification pour un film et le rendre interdit aux mineurs... Que sais-je encore... Oh wait.
Et oui, dans une société égale et juste, il n'y a pas de demi-mesure, d'une attaque sur la droite découlera une attaque sur la gauche, et si on ne pense pas à protéger ce genre de choses, c'est un bond de 200 ans en arrière qu'on va faire. (et je suis gentil)
Bien sûr, ce qui rentre dans le cadre du spectacle a une limite, cette limite c'est le bord de la scène, c'est le baisser de rideau, c'est le mot couper. Lorsque l'acteur retire son masque, il n'est plus que lui, et s'il continue de porter son masque dans le commun alors le commun traitera son masque comme sa personne, et c'est là que la Justice est en droit d'agir.
Bilan :
On a heurté un problème concret, à quel moment le masque qu'on enfile, tout monstre qu'il puisse paraître, ne devient pas plus confortable que notre masque commun ? Un peu à la manière de Jekyll et du terrible Hyde, on remarque que l'incarnant laisse parfois glisser des messages contradictoires. En ce moment, des jeunes (ou plus vieux) se préparent à enfiler des masques de monstre, à se faire peur dans une joyeuse fête populaire. Or à présent, ce n'est plus le masque qui terrifie mais ce qu'il cache, et le fantasme de ce qui est caché dépasse de loin les frayeurs les plus enfouis.
Analyser sans les codes nécessaires est un exercice ardu, et sans aucun doute impossible si on ne connait pas les principes basiques qui régissent le cinéma et le monde du spectacle en général. Aussi il faut se détacher des certitudes, et prendre toujours du recul sur ce qu'on nous montre y comprit (surtout) dans la fiction, et ne pas sauter à la gorge de celui qui décide d'incarner. Car rappelez-vous, s'il n'y a plus personnes pour enfiler les masques des monstres, il n'y aura que la réalité pour nous faire peur.
Sinon je vous rappelle qu'on a un facebook ici : https://www.facebook.com/Nico.Koredly
Qu'il y fait beau, et qu'on y poste des trucs cons, et des critiques pas publiés ici, et qu'en règle général on y trolle la NSA en parlant beaucoup pour ne rien dire !
