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L'Homme en Noir

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instants de chroniques pour du temps à perdre !


La folle histoire de didi et didou dans l'espace

Publié par Nicolas Koredly sur 17 Décembre 2015, 07:38am

La folle histoire de didi et didou dans l'espace

Le monde se divise actuellement en deux catégories, ceux qui ont vu le film star wars 7, et savent qu'il n'y a rien de suffisamment intéressant ou innovant à spoiler, et la deuxième catégorie rempli de ceux qui n'ont pas encore eu le temps de le voir, qui prépare bucher et pal pour punir les malotrus qui leur raconterait le déroulement du film.

Quand j'ai réfléchi à la critique, je me suis dis que je tacherai de découper celle-ci en deux, avec une longue transition, pour éviter de gâcher les multiples expériences du film (déconnez pas, au moins deux). Néanmoins, entre temps j'ai vu le film, et voilà qu'à la force de ma déception s'ajoute le fait merveilleux que je n'ai pas le sentiment de devoir spoiler le film, et ce pour une raison que je reviendrai dans mon premier paragraphe. Je ferai donc tout ce qu'il faut pour ne rien "spoiler" hormis dans mon dernier paragraphe et mon bilan, et je vous préviendrai longtemps à l'avance...

On attaque ?

1/ Le réveil de la Farce

Soyons clairs d'entrée de jeu, je n'ai pas détesté star wars VII. Ce film sent la déception et la défaite sans même que j'ai eu le temps de confesser un sentiment particulier. Il faut dire que dés le panneau, j'ai proprement halluciné car si celui de l'épisode IV et ceux après parvenaient à raconter quelque chose, tout ici n'est qu'une paraphrase intense de deux simples événements qui auraient nécessité deux lignes.

Dés cette intro légendaire, j'étais absolument perdu et ce sentiment ne m'a pas lâché tout le long du film. Entre deux vannes pourries et une relativement agréable à l'oreille, le film raconte comment un tas de gens sans nom de famille traverse la galaxie pour amener un droïde à la résistance... La résistance oui.

Alors pour moi avant c'était la rébellion, apparemment ça a été la république entre temps, et maintenant c'est la résistance. Sauf que là, impossible de savoir comment ni pourquoi ils ont autant galéré, le film passe deux heures à ne rien raconter et à plagier grossièrement façon disney l'épisode IV.

Et c'est là mon soucis majeur avec ce film, il ne raconte absolument rien. On peut très bien, je suis d'accord, raconter un film avec un personnage qui n'a pas de passé. MAIS 4 PUTAINS DE PERSONNAGES SANS PASSE !!

Kathleen Kennedy avait dit dernièrement que star wars ce n'était pas raconter des personnages mais l'histoire d'une galaxie, d'un univers, dans lequel passe des personnages. Alors oui, mais Kathleen ce serait bien de faire l'un ou l'autre, parce que là il n'y a ni l'un ni l'autre.

Alors voilà, le réveil de la Force ne raconte pas comment la Force se réveille, on se demande même pourquoi elle s'était endormie... Peut-être qu'elle a vu le film.

2/ Brosser le co... Euh le fan dans le sens du poil de wookie.

Quand on lit mes collègues critiques, on se rend compte qu'ils ont kiffé comme des fous, que c'est enfin un vrai Star Wars, mais pourquoi ma bonne dame ? Parce que vous comprenez c'est du fait en carton et en animatronique, y a des vrais costumes et des vrais constructions. C'est vrai, tellement vrai que c'est vide 90% du temps.

Et c'est tellement exagéré qu'à un moment, alors désolé hein, mais non je suis pas sur une galaxie lointaine, là je suis en Irlande du Nord. Alors j'ai rien contre les documentaires d'Arte, mais j'ai vraiment cru à un moment voir débarquer un vieux avec un béret et des moutons qui parlaient un patois local.

J'ai, j'espère, réussi à prouver que j'étais un fanboy de star wars. Aussi, je peux vous avouer que j'y suis allé les yeux fermés, prêt à aimer la vie et rêver de vaisseaux spatiaux, j'avais même prévu (et je l'ai fais) de le voir deux fois dans la même journée. Mais voilà, je me suis senti déconnecté de cet univers, presque dépossédé en fait.

Ça a été encore plus marquant à la deuxième séance, où un public absolument crétin applaudissait à l'apparition d'han solo, du faucon millenium. J'avais l'impression d'être dans un sketch de Kevin Smith tiré de Jay et Silent bob contre-attaquent où l'apparition de Mark Hamill était suivi d'un freeze "eyh kids, it's mark hamill... Applause."

Donc voilà, ils sont content les gens d'avoir vu tout ce beau monde, sauf que je viens pas voir un film estampillé star wars pour savoir ce que sont devenu tout les vieux, je viens surtout voir ce qu'est devenu la galaxie.

3/ JJ Abrams, l'homme série télé

On arrive à un autre problème dans ce film, problème relativement énorme car encore une fois on m'avait assuré qu'il n'aurait pas lieu. J.J. Abrams refait comme d'habitude. Oui, ce star wars est filmé comme une série télé et a autant de classe, voir de gueule.

Passé deux trois plans iconiques (et bien foutus) : typiquement dans l'espace et l'arrivée des X-wings sur le lac, et passé le plan séquence d'as du pilotage, on se retrouve avec un film mal découpé, atrocement chiadé, bourré de cut et absolument pas posé. C'est rapide, toujours, et ça ne fait que bouger, sauf en plans serrés.

En gros, l'action est juste illisible, sauf dans les panoramiques accompagnant les plans séquences. sinon ça bloblote, ça tremblote, et ça réussit à faire le PIRE duel de tout les Star Wars, parce qu'on y voit rien à part un ressucé du même plan où un opposant attaque en estoc à 4 reprises (la 5e sera la bonne !)

Pas d'audace, pas de grâce, le film tient plus de la pub polissé pour un parfum qu'un film retraçant une œuvre mythologique. Il n'y a pas la moindre poésie, et comble de l'horreur pas même ces petits instants que Lucas arrivait quand même à faire pour nous montrer la beauté de ses environnements. Oui, JJ Abrams est LE point noir de ce film, et ça se ressent dans chaque minute d'un métrage qui ne sait jamais s'il est trop long pour être un pilote de série télé, ou trop court pour être un vrai film.

Alors oui, ce film a des moyens, sauf que j'aurai préféré au gigantisme des vaisseaux un nombre conséquent, ne serait-ce que pour rendre crédible une menace galactique qui a l'air d'être totale... Parce que là j'ai juste l'impression de revoir l'épisode IV, sans les bons côtés de cet épisode comme la fin, qui finissait vraiment quelque chose.

Le pire est que même la musique, pourtant gage éternel de qualité, est ici relégué par un mixage audio digne d'un teubé amorphe qui a loupé l'école d'ingé son. Oui, vous avez bien lu, Abrams arrive à foirer une musique de John Williams, en minimisant son impact et sa puissance à deux trois notes glanées par si par là. Mais bon sang, qu'est-ce qu'il vous faut pour voir que c'est un plantage final !

4/ Star Wars, New generation

La transition devait s'opérer entre deux générations d'acteurs dans ce film. Si l'ancienne génération a son quart d'heure de gloire (on y reviendra partie 6 pour les spoils) que vaut cette nouvelle qui me faisait déjà grave flipper ?

Ben, c'est à l'image du reste du film, décevant.

J'ai vu John Boyega dans le film, qui l'a fait connaître, à savoir attack on the block. Inutile de le regarder, ce film est une sombre merde où le nœud de l'intrigue est que des monstres aliens attaquent une banlieue. J'avais donc très peur parce que non seulement sa performance n'était pas convaincante, mais elle était même particulièrement agaçante.

Il est moins agaçant dans ce film, n'en reste qu'ils se sont senti obligé de lui faire une scène absolument horripilante où il balance du "I'm the man in charge, now" pendant 15 secondes en tournant son blaster façon gang de rue... Putain mais pourquoi pas une casquette "I'm such a rebel". Bien sûr, il sert de comic relief face aux autres acteurs, sauf que comme tout a l'air d'une farce, difficile d'y prêter attention.

Daisy Ridley est pour ma part une bonne surprise, même si elle souffre d'un personnage relativement mal écrit. Il n'en reste qu'elle demeure présente pour assurer ce qu'on lui demande, et parvient à ne pas trop descendre dans la caricature.

Ce n'est pas le cas d'Adam Driver, qui campe un Kylo Ren absolument ridicule, qui frise (haha, joke inside) l'envie de prendre une claque dés lors qu'il retire son masque. Pour le coup, il ne parvient même pas à rendre attachant un personnage absolument crétin, vomitif dans son écriture légère et ces quelques scènes pseudo humoristiques (surtout au final). Bref, c'est Kit Harrington avec le jeu d'Hayden Christensen

La vraie bonne "découverte" reste oscar isaac, seul acteur de cette nouvelle génération a avoir une carrière avant, mais qui pour le coup ne peut que ramasser les miettes d'apparitions trop peu nombreuse (alors que pourtant il semble à plusieurs reprises être ultra important.) Peut-être le fait d'avoir un nom de famille lui a privé d'un rôle écrit.

5/ I have a bad feeling about this, Mickey

Ils avaient juré qu'ils ne disneyiseraient pas le film. Alors, non, pas de mickey à l'écran, mais on sent tellement la moulinette enfantine que c'est pire. Certes, il n'y a pas Jar-jar binks, mais là où il y avait dans cet épisode I un comic relief particulièrement chiant, il y en a 5 ou 6, avec la palme pour C3-PO (que je continue intérieurement d'appeler Z-6PO) qui arrive pour pourrir littéralement une scène

"Eyh, les teubés, regardez c'est moi C3-PO avec mon bras rouge, holala... je suis là". Voilà, je vous ai résumé l'étendu du rôle de C3-PO. Z'avez vu, hein, c'est impressionnant.

L'autre truc qui m'a passablement agacé est l'utilisation de vieux "clichés" pour surfer sur la vague du politiquement correct. Je vous passe les blagues à deux euros sur le fait que Finn est noir (oui oui, y a un dialogue à ce sujet), ainsi que la blague sur le F-N balancé par un des persos (qui ne touche que le public français, perso j'ai pas réussi à rire...)

Non, il y a pire. Dans l'épisode IV, on plantait le personnage de Leïa comme quelqu'un qui refusait d'être sauvé, parce que vous compreniez dés lors qu'on avait pas affaire à une Princesse disney mais bien à un titre qui ne rendait pas ce personnage moins combattante. Là, la présentation de Ray donne lieu à un dialogue particulièrement agaçant à base de "je sais courir, ne me prend pas la main."

Bien entendu c'est absolument incohérent, parce que Finn est sensé être programmé depuis la naissance, et pas à sauver les demoiselles en détresse (on insinue donc que le machisme est programmé). La vérité, c'est que la scène essaye juste de brosser dans le sens du poil le public en disant "eyh, regardez, on est pas des machos hein, regardez on est gentil !"

Ce qui me fait le même effet que de dire "je suis pas raciste, mais..." parce qu'avec une telle écriture, mieux aurait valu qu'ils s'abstiennent de rajouter un noir juste pour dire, et un personnage féminin juste pour dire...

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Nous allons maintenant rentrer dans la section spoiler.

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Attention hein...

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6/ the same, but bigger

C'est très bien résumé par Han Solo à un moment "mais en fait, votre truc, c'est toujours pareil." Ce à quoi un personnage à côté dit "naaan, c'est plus gros nous." C'est un bon résumé de cet épisode VII, pareil, plus gros, sauf que ça ne peut pas fonctionner là. On se fout de l'histoire qui nous est présenté, car c'est le brouillard dans toutes les directions.

Alors oui, le problème c'est que je ne me suis pas ennuyé devant ce film, j'en avais rien à faire, mais c'était pas trop long. Même le suprême leader snoke quand il est apparu me semblait impressionnant, je m'attendais à ce que ce soit vraiment un géant de plusieurs mètres. En fait, il y a de grandes chances que ce soit juste un nabot d'1m20 avec un sacré complexe d'infériorité...

Ce que je reproche à cette histoire, notamment, c'est d'être absolument attendue. A quoi ça sert de bloquer à ce point tout le monde si, bon sang de bonsoir, tout les retournements se voient venir à des kilomètres.

Ok, Kylo Ren s'appelle en fait Ben Solo (putain, quand tu t'appelles Ben Solo, tu changes pas de nom !) holalalala ! Le fils solo est du côté obscur !! holalala... C'est pas comme si c'était EXACTEMENT CA DANS LES BOUQUINS !!

Et voilà qu'Han va sur la passerelle pour causer avec lui. Ouais... en 2 secondes tu as compris ce qui allait se passer, même ma fiancée s'est tourné vers moi quand il rentre avec les grenades pour me dire "il va mourir... Putain ils vont le tuer..." Et comme tu t'y attends, quand ça arrive, ben tu ressens rien. Oui, tu n'es pas triste qu'Han Solo meurt, tu t'en fous, à cause de cet Abrams de merde.

Vous savez, ce qui aurait été ultra impressionnant, c'est qu'Han se fasse abattre par un des trouzmilles stormtroopers derrière lui. Là, son fils le voit chuter, fait à nouveau un caca nerveux, mais on laisse le doute : comme il ne l'a pas tué, sa rédemption est possible. Là, comme il a tué, ET son père, ET Han Solo, ET Harrisson Ford, jamais rien de ce qu'il fera ne le pardonnera et ne lui ouvrira la porte du pardon.

Et je pousse mon dernier coup de gueule, sur le truc qui m'a le plus énervé. Mark Hamill, Mark Fucking Hamill !! Vous faites tout un film sur la recherche de Luke (alors qu'en fait, les personnages principaux ne le cherchent jamais) pour finir sur une île du finistère avec un champ/contre-champ muet ! Comme ça !

Mais merde, ça servait à quoi de finir sur ce cliffhanger honteux ? Juste pour dire "eyh, vous inquiétez pas, on se revoit dans deux ans pour vraiment raconter un truc". On sent tellement qu'il va lui donner du "I'm your father" à la fin que ça aurait mérité qu'elle dise juste "daddy" et que le film se coupe sur ça.

7/Bilan

Star Wars VII n'est pas un mauvais film, c'est juste un mauvais Star Wars, un très mauvais Star Wars. En fait, ce film me fait me demander ce que c'est un bon Star Wars, et j'avoue qu'il me fait douter. Toute la critique est quasi unanime, les fans les plus déboulonnés semblent applaudir des deux pieds tandis que pour beaucoup, ceux qui étaient à la première séance étaient comme moi, à base de "tout ça pour ça".

C'est finalement la meilleure conclusion à ce film, tout ça pour ça. Ni un chef d’œuvre, ni LE film de 2015 (il arrive à peine au niveau de la cheville de Mad Max), il contribue à creuser le fossé entre ceux qui aimaient le récit, et ceux qui aiment juste le fait d'aimer. Tel Game of Thrones, la hype rend presque problématique le fait de s'attacher à un tel récit, et il n'y a qu'un espoir dans ce vaste monde, celui qu'une fois la vague retombé, les gens se rendent compte de la honte que constitue ce septième volet, négligeable et loin d'être indispensable.

Voilà, je vous rappelle que pour les insultes, les likes ou les partages il y a ici : https://www.facebook.com/Nico.Koredly/

Sinon, si vous êtes pas de la bouffe à Banthaa vous pouvez dépenser vos deniers ici : https://www.tipeee.com/les-critiques-de-l-hommes-en-noir

Me concernant, je vous souhaite à tous de bonnes fêtes, deux semaines de pauses amplement mérité s'offrent à moi, et on se reparle en 2016 enfin de trucs qui se passent pas dans une galaxie lointaine, très lointaine.

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