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L'Homme en Noir

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instants de chroniques pour du temps à perdre !


Youpub, kickbuster, titpeeeeee et autre trucs

Publié par Nicolas Koredly sur 11 Novembre 2015, 13:35pm

Youpub, kickbuster, titpeeeeee et autre trucs

Alors, j'avais dit que j'en reparlerai et c'est chose faite. Enfin, pas encore, mais disons que pour moi comme pour vous c'est en train. Soyons clairs, on ne va pas être objectif (comme d'hab quoi) on va tenter de répondre en étant de la génération qui a vu grandir ce média à la question "quelle avenir pour la création web ?" Car de l'école où on vient où les fictions de qualités se faisaient avec deux bout de ficelles, arrivent maintenant des productions rocambolesques pleines de charmes et la télé lorgne déjà de ce côté. Mais comme toute pièce à un côté face, on va aussi parler de l'envers du décor, du côté "sale" de la production net.

On va voir le positif ET le négatif de chacune de ces solutions. Car oui, on assiste à un monde où la création laisse porte ouverte à tout les délires, où on paye pour participer à des tournages, et où finalement on permet à des gens en quelques pièces de devenir le temps d'une simple vidéo des "célébrités", et ça, moi, ça me fait vomir.

On attaque ?

1/ Petit rappel historique sur l'Homme en Noir.

On va développer un peu, pour une fois, mon histoire "personnelle". On va le faire avec des guillemets car le but n'est pas de démontrer autre chose que le fait simple : j'ai jamais fait ce qu'il fallait quand il le fallait. Ainsi, à l'âge de 16 ans, je tournais des vidéos à la con comme beaucoup de jeunes à mon époque, je montais des animés japonais sur des musiques que je ne payais pas, et je les diffusais sur dailymotion.

J'ai arrêté en 2007 pour passer sur youtube. A l'époque, point de problème à mettre des images du dernier film sorti la veille sur une musique flashy des années 90. A l'époque, dailymotion comme youtube sont deux concurrents efficace, mais avec d'autres amis on commence à rêver plus grand.

Exit les vidéos à la con, notre but est de faire de la web-tv. Et comme on veut faire sérieux, on trouve un lecteur vidéo plus "serious business" pour raconter des conneries, proposer des émissions qui singent la télé en parlant de sujets qui NOUS intéresse. Quand skyblog devient la première porte ouverte sur le monde du net, nous on est en vidéo en train de faire nos conneries.

Les années passent, on laisse très vite tomber (les aléas de la vie quoi), et je me retrouve seul avec une caméra. Mais les choses ont changé, il n'y a plus la même liberté qu'à la grande époque (je sais ça fait vieux cons). Et c'est bizarre parce que je laisse tomber, pour aller à l'écrit quand soudain des types commencent à tout cartonner sur youtube.

Je suis donc à l'écrit quand je devrai être à la vidéo, et à la vidéo quand je devrai être à l'écrit. Le seul petit plaisir que j'ai, c'est en regardant sur dailymotion, mes premières vidéos cumulées donnent maintenant plus de 30 000 vues.

Tout ça pour dire quoi ? Pour dire que j'ai connu un temps où Youtube était fréquenté par des jeunes, sans moyens, qui voulaient créer et concevoir sans limite et qui s'échangeaient les vidéos comme des cartes à jouer. Ce temps est révolu, clairement, car la nouvelle génération a attrapé ce produit de manière massive (alors qu'en 2007 ils avaient entre 7 et 12 ans.)

2/ Youtube, grandeur et déca-danse

J'ai connu le temps où il n'y avait pas de pub sur youtube. Ce n'est pas une blague que je vous raconte, hein. Et aujourd'hui est même lancé un service d'abonnement à 10 euros pour avoir le service sans pub (disponible uniquement aux Etats-Unis actuellement.)

Youtube en soit est une plateforme de diffusion. En gros elle fournit à une personne de chez elle un hébergeur vidéo codé par ses soins, que vous pouvez utiliser pour partager facilement une donnée, en l’occurrence une vidéo. C'est en soit la même chose avec Overblog qui me permet de faire ça avec du texte, mais en plus "performant" car héberger une vidéo réclame plus de moyens qu'un texte, et des compétences plus vastes.

Néanmoins il est important de comprendre que Youtube n'est qu'UN diffuseur. Cet aspect de média virtuel est nécessaire pour la suite. On va répondre à quelques questions basiques histoire de comprendre tout ça c'est quoi t'est-ce en terme de vision.

C'est quoi "une vue" sur youtube ? Une vue, sur youtube, c'est un clic. Alors, en fait c'est presque un peu plus compliqué que ça, mais pour vous donner une bonne image c'est un flic avec un compteur à une manif. Ce qu'on a demandé à notre gardien de la paix c'est d'appuyer sur un pointeur qui défile pour savoir combien de gens il y avait qui défilait. Donc il clique, mais après imaginez qu'il soit ultra performant, totalement réveillé, et qu'il ne fasse pas (car c'est impossible) le tour des raisons de chacun d'être dans cette foule. Chaque personne dans la rue va recevoir un clic, que ce soit parce qu'elle manifeste, parce qu'elle va chercher son pain ou autre. Maintenant imaginer que la manifestation fasse sans arrêt le tour du quartier, alors notre policier va continuer à cliquer.

L'argent sur youtube. Je n'ai pas connu la transition de l'argent, pendant ce temps là je devais être malade. Néanmoins de ce que j'en ai compris vous gagnez, environ, 1 dollar par tranche de 1000 vues. ce qui fait qu'autant au début vous allez galérer, autant plus vous aurez de contenu plus vous aurez (de manière relativement logique) de vue qui s'entasse. Cette logique a très vite été troublé parce que youtube, pas con, a senti venir les petits malins. Ainsi si vous posséder un bloqueur de pub la vue n'est pas comptabilisé dans le décompte final. Notez juste comme ça que youtube gagne quelque chose comme 5 dollars par vue... Oui oui, toutes les vues, mais celle à 990. On peut donc dire que quand ils donnent un dollar, ils en ont 5000 (jolie proportionnelle :D )

C'était vraiment mieux avant ? Avant. Je sais pas vraiment, je l'ai écris au début, à l'époque où youtube a décollé y en avait pour tout les gouts en fait. Mais c'était très dépersonnalisé. Est-ce que ça a commencé avec Cyprien ? Norman ? Est-ce que c'est cette nouvelle génération arrivée derrière et totalement décomplexée qui a fait ressortir les troubles ?

Mais c'est quoi les troubles ? Outil mal maitrisé, engorgement complet des vidéos, personnalités prises entre deux feux. Alors que les articles se multiplient sur "l'argent des youtubers", les gens se sentent trahi. Mais restons sérieux deux minutes, vous ne payez pas (encore) pour regarder youtube, tout ça ne sont que des produits de la pub que, certes, vous voyez, mais après c'est youtube qui les payent sur l'argent que le média se fait, ce qui est justice. Non, le gros problème reste avec la musique, car si vous utilisez une musique non libre de droit, le contrat juteux détenu par les youtubers tombent dans la popoche des compagnies de musiques. Ainsi si par exemple Hozier pourrait atteindre les 20 000 dollars par mois (facile) c'est en réalité son éditeur qui empochera les jolis billets verts, et reversera (peut-être) une part à son artiste. Donc soyons clair, le droit d'auteur sur youtube ne protège pas l'art, ni les artistes. Donc à la limite si vous voulez gueuler, c'est là-bas.

3/ EnjoyePhoenix, Norman, Mathieu Sommet, les nouveaux Dechavanne ?

C'était un petit troll, mais en fait pas tellement. Notez que je ne vais pas rentrer dans les considérations les plus obscures (non, on ne parlera pas de l'achat de vues ou d'abonnés, parce que je m'en tape =) ), à base de "halala, mais vous l'avez lu le bouquin de Enjoyphoenix ? C'est vraiment de la merde !"

Je ne vais pas critiquer les youtubers à succès, car ça n'aura aucun sens car de fait ils ont du succès. Donc ils peuvent être le summum de la crétinerie, le public est là, donc soit on part du principe comme je l'ai dis plus haut que la foule qui manifeste est rempli de teubé, soit on part du principe qu'on s'en fout ce qui est mon cas. Je ne suis pas critique d'émission, et si dans le privée je peux me lâcher d'un commentaire sarcastique ici n'est ni le lieu ni le moment.

Donc en soit, on va critiquer (un peu, genre doucement) le public. Car comme je l'ai dis, s'il y a des vues, il y a des gens, s'il y a des gens il y a de l'argent. La paye d'Enjoyphoenix en comparaison du prix qu'elle rapporte à ceux qui sont au dessus d'elle est dérisoire, et je ne tape pas sur un employé parce que son patron est un con. Encore une fois, de ce que j'ai compris d'elle, elle fait des tutos maquillages. Les tutos maquillages étant l'équivalent youtube des émissions de 19h type "la reine du shopping" et autre "mon pâtissier est le meilleur de france", je peux dire sans trop me casser la tête que je suis pas le public visé.

De la même manière je n’achèterai pas son bouquin, parce que déjà une autobiographie c'est chiant, et qu'une autobiographie quand on a 20 ans je vois pas l'intérêt. Mais ça se vend. Oui oui... Il y a donc des gens pour l'acheter. Donc plutôt que d'attaquer cette nana sur la connerie qu'elle peut débiter, et dont on l'a vu elle ne peut pas être l'entière responsable, pourquoi ne pas attaquer ceux au-dessus qui utilise cette fille et ceux en dessous qui l'écoutent ?

Soyez un peu auto-critique bordel !

Cela étant, ce cas n'est pas là pour la pointer du doigt, mais pour expliquer que comme sur la télé youtube a réussit à faire sortir des "têtes" représentant chacune un genre pour un public. On a donc du Delarue avec des gens un peu con dont on se moque gentiment, du Ardisson qui va être vulgaire et potache en étant gentiment révolté, du Fred de c'est pas sorcier qui va tenter de faire des expériences rigolotes pour se détendre.

La vraie différence c'est que Delarue ou Dechavanne s'il y avait un culte de la personnalité sur eux, ce culte n'était pas représenté et on ne faisait pas des festivals avec ça. Là, cette démonstration est très forte car vous vous sentez proche de ces gens qui sont devant vous, et c'est tout bénef pour les organisateurs de ces événements. Vous payez pour aller voir des gens, rire à leur blague, vous sentir proche, donc les aimer davantage. C'est un principe de marketing vieux comme le monde, à la base même de ces foules se réunissant pour saluer le Roi qui passe, et nous en sommes TOUS victime. (même moi dont le dernier articles sur Bruce Benamran démontre bien ça.)

Après m'être retrouvé devant monsieur Benamran, je me suis senti con. J'avais voulu un bon mot, mais je suis un improvisateur merdique, et ça faisait sans doute 200 connards qu'il voyait passer. Alors je me suis senti mal, car j'ai compris le "problème", le problème c'est que j'étais dans cette foule, et que je voyais au-dessus le gendarme qui comptait. Le problème, c'est que tout cynique que je sois j'ai été rodé pour adorer ou détester les youtubers, car que ce soit pour me moquer ou les haïr, ou les adorer au point de me sentir con là où eux aussi s'en foutent, je suis un public cible. Et c'est là une vraie dérive de youtube, de cette fausse proximité de ces gens qui nous disent qu'ils ne sont pas la télé.

Mais si, youtube est la télé moderne. Télé faites de contrat sur lesquels on a pas le droit de parler, d'argent qui s'échange de manière étrange, et de tête qui s'élèvent quand certains seront condamnés à quelques centaines de vues. Une guerre d'un audimat permanent, d'une ronde de gens qui manifestent, et finalement contribue par le partage massif à simplement réagir que ce soit pour se moquer ou aimer, en étant sûr que c'est utile.

Sauf que c'est faux, car nous ne sommes qu'un clic dans la foule, et on tourne en rond pendant qu'un gendarme compte.

4/ crowdfunding, la vraie mauvaise idée :

Oui alors, j'aime pas kickstarter. Clairement c'est quelque chose que je trouve bon sur le papier, mais qui a été dénaturé si rapidement que s'en est inquiétant. Kickstarter est né en 2009 et dés 2010 fait relativement parler de lui. Le principe est simple, "vous avez un porte-monnaie, j'ai une idée, nous sommes fait pour nous entendre."

En fait, au départ Kickstarter est loin d'être complétement con. Au contraire, l'idée est relativement positive, les gens peuvent donner (car oui c'est un don, les contributions de 2000 euros peuvent être une lettre de remerciement ou un sachet de smarties) une somme pour aider un artiste à concevoir un produit à partir d'une idée. Si à la base on est dans une entente simple et cordiale (si on atteint les 100% on réussit, sinon on vous rembourse). Le public devient premier porteur du projet qu'il veut voir, on vire le producteur/diffuseur qui est un sale connard plein de fric pour taper des mains joyeusement... Sauf...

Sauf qu'en fait dans le vrai monde de la vraie vie ça se passe pas comme ça. Kickstarter, au fond (avec son petit frère mentalement dérangé Ulule) c'était une idée de rêve, mais un rêve d'une idée. Et ce pour plusieurs raisons :

- Le public n'est pas apte à juger la qualité d'un produit surtout lorsqu'il est sur le papier, et encore plus quand son auteur n'y connait rien. Monter un projet et le faire valider dans le circuit classique est un travail de longue haleine, et si les gens en face de vous ne vous dise pas oui, l'une des raisons possible est que votre projet n'est pas viable. Quand je regarde 90% des projets Ulule, je suis toujours intrigué et amusé de voir comment c'est toujours des jolies chiffres ronds. Y a-t-il vraiment eu un budget prévisionnel ? Vous croyez ? En fait non, la preuve.

- Prenons le cas de 2% de projets qui dépassent de loin leurs espérances, que disent-ils généralement ? "Allez, encore un peu et on rajoute ça !" Le problème c'est que ça me montre, moi extérieur au projet, que vous ne savez pas avec quoi vous travaillez. Si vous partez sur 200 000 euros c'est que pour moi vous avez besoin de 200 000 euros. Aussi quand vous atteignez 681 046 euros c'est pas pour me dire "ah tient, en fait mon scénario d'un film je vais en faire 3, et on va rajouter plein de trucs." Le produit n'est pas comprit, pas maitrisé, et l'absence grave de seuil maximum rend le tout nébuleux et dangereusement con. Agissez comme ça vous me montrerez juste que vous n'en avez rien à battre de ce que vous concevez et vous finirez étrangement par aller taper du pied en pleurant dans une politique du "toujours plus".

- Comme youtube, la vision ne tourne pas. Où on a déjà un énorme capitale sympathie à la base et on sera sûr de faire 1200% de plus que demandé (c'est aberrant dit comme ça, nan ?), ou si vous atteignez vos chiffres vous pourrez assurer péniblement votre projet. Car oui, comme les gens n'y connaissent rien, on voit des projets atteindre les 100% et ne pas se monter parce qu'en fait il fallait plus. Cette hypocrisie latente voulant de base avouer que "je demande tant en espérant dépasser ça sinon je pourrai pas le réaliser" se retrouver jusqu'à la vision la plus comique et con en un des projets foutraque qui m'aura fait le plus rigoler : http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/the-winter-is-coming-con

On était peu à avoir remarqué combien ce projet allait droit dans le mur, mais si d'aventure il faut en parler j'aurai encore les preuves que dés le lancement je sentais le mur, ce qui n'a pas loupé. Alors bien sûr le projet n'a pas été validé, mais ce n'était pas tant le problème de l'argent car ils en ont eu beaucoup plus quelques mois après mais leur organisation absolument mauvaise a causé une des déceptions internet et national les plus drôles (j'en ris encore)

Et je ne parle pas des projets financer à des taux absolument énorme qui ne livrent pas, parce qu'il y a 15000 personne à contenter (et distribuer 15000 t-shirts quand t'es tout seul, tu te rends compte que c'est pas une question d'argent.)

Donc voilà, absence de validation de professionnel, calcul de budget inexistant, absence de seuil maximum, certains échangent même en contrepartie de sommes folles la possibilité de se déplacer pour venir participer à des tournages. Vous devez payer pour tourner dans un film qui n'existe même pas en terme de scénario, ce qui dans le domaine amateur s'entend pour le concept de temps et de défraiement devient ridicule quand il s'agit de payer plus qu'un smic pour être figurant (mais y a que moi que ça choque hein...)

Après attention, je critique pas le fondement même du crowdfunding, juste sa mise en place et l'absence de sécurité ou de sélection autre que "vous avez de l'argent, on a une idée." Ce genre de choses amène typiquement à des problèmes, maintenant certains projets, notamment ceux qui ont besoin d'un "second" souffle où d'être amené à la distribution, ça me pose moins de soucis. C'est peut-être du favoritisme, mais si un projet a déjà été conçu, et qu'il a besoin d'argent pour être finalisé le contrat est plus sain pour moi. Argent ou pas le projet sortira, reste qu'il sera peut-être moins bon.

Mais la dérive est là, et voilà que des entreprises comme Sony font financer des projets alors même qu'ils ne sont pas sorti, plus aucun risque, et voilà comment est dévoyée en quelques seconde une fausse bonne idée.

5/ Mais alors, Tipeee ?

"non mais oh connard, on voit bien de quel projet tu parles en sous-texte ! Même que moi j'ai donné 200 euros et que j'ai eu un T-shirt dédicassé ! Et puis, oh eh ! t'es sur tipeee alors qu'est-ce que tu baves ?"

Il est vrai que j'ai rejoins tipeee. J'ai déjà expliqué sur le site pourquoi mais je vais tacher de faire de même ici. Tipeee ne finance pas un projet, tipeee permet de donner une somme dérisoire (en l’occurrence 1 euro) à une création qui est déjà faites (typiquement j'écris ici depuis quelques temps). Donc vous ne financez pas un projet, vous me laissez un pourboire.

Ce mode de fonctionnement n'est pas parfait, et là en l’occurrence oui vous donnez de votre poche. J'ai choisi la possibilité du paiement par mois parce qu'on est jamais à l'abri que j'écrive n'importe quoi dans un contenu, et je ne veux pas qu'on me paye pour ça. J'ai pris un euro car c'est le minimum possible, et le maximum que je me sens apte à demander.

Il y a sans doute encore des critiques probables avec tipeee. Le même système de séparation de tes capacités à être visible avant et après, le fait que dés lors ne sont financer que certains déjà très visible quand d'autres peinent, mais eyh c'est l'jeu ma pov lucette. Tipeee reste à mon sens plus "propre" dans cette démarche plus sincère avec le financier. Reste que comme toujours il est compliqué à l'heure actuelle de voir tout de suite les dérives qui vont s'instaurer avec le temps.

6/ Bilan ?

Bon, quand j'ai lu deux trois extraits de tout ça hier soir et j'ai eu droit au retour "c'est assez triste". Le bilan n'est pas écrit, youtube n'est pas à l'heure actuelle anéanti ni même sur le déclin, et quand bien même il serait remplacé par autre chose jusqu'à la fin d'internet. Dire que, dés qu'on met un espace de liberté en place il ne rapporte rien économiquement, c'est un fait. Youtube n'a pas mit de la pub parce que "c'est des sales cons de capitaliste de merde" ! Youtube a juste fait ça parce que gérer un million de vidéos de chaton ça pèse lourd, très lourd....

Le monde est capitaliste, la liberté a donc un coût. Ce coût n'est jamais simple, et il est toujours maitrisé par des gens qui se foutent de qui vous êtes et ce que vous faites. On peut taper sur les networks, les géants américains, les salaires de youtuber, il n'en reste qu'on participe à ce système et que ça ne s'arrêtera pas avec la mise au chômage de Cyprien. Regardez comment la quadrature du net galère chaque année à recevoir des dons, juste pour continuer de justement proposer un espace de liberté. Internet est devenu à l'image même de notre société, ça a mit du temps, mais sont venus des aberrations comme twitch et autre site où tout passe par l'argent et le besoin de financier.

Internet et surtout le divertissement web est devenu semblable à la télé qu'elle condamnait, loin de l'aspiration bénévole de ces débuts. La liberté doit être financée, et peut-on encore parler de liberté quand ceux qui ont les moyens de nous acheter sont ceux-là même qu'on voit contrôler les médias audiovisuels ? Que ceux qui sont aux première loges s'en plaignent, je l'entends, mais critiquer ça quand on est dans un même système (hein les journaux papiers qui font leur beurre depuis 4 jours dessus ?) comme si les petits jeunes n'avaient rien comprit, ça me fait toujours autant marrer. Parce qu'au final, que ce soit internet qui se moque des autres médias, ou les autres médias qui se moquent d'internet, c'est comme le poêle qui se fout du chaudron...

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