Ça fait bien un mois, s’pèce de feignant que je suis qui m’était juré de me mettre un pied aux fesses, pour tenter d’être plus régulier dans l’écriture, fin bon…
Ceux qui ont lu l’article précédent auront bien compris, le fantastique, j’aime bien. De là on peut se dire : « oh tiens, il a lu le dernier Harry Potter, il a trop kiffé le dernier Eragon, et il grave sur sa peau le temps qui le sépare du prochain Narnia. ».
Aussi il est de bon ton de préciser que malgré un amour réel du Fantastique, je suis très difficile… Autant dire que si ma dernière claque ça a été le Hobbit, entre ça et le seigneur des anneaux je n’ai malheureusement pas eu de belles, bonnes grandes surprises au cinéma. (j’y reviendrai.)
Mais passons pour arriver au sujet principal, le cinéma amateur fantastique :
Jusque là, la plupart des films, séries, goodies en matière de Fantasy nous venait d’outre-atlantique (à croire qu’ils soient les seuls à se préoccuper d’un semblant de réalisation, d’écriture et de prise de risque), mais langue de vipère que je suis, j’oubliais qu’en France parfois, tel d’irréductible certains se battent encore. Je ne vais pas parler ici de Noob, d’abord je serai tout colère, et ensuite j’y reviendrai… Non aujourd’hui je voudrais parler de tout autre chose.
Les Seigneurs d’Outre-Monde !
(rebaptisé comme la plupart des bons projets en ne gardant que les initiales LSOM, impossible à prononcer mais tellement rigolo d’essayer)
Ce projet né en 2008 par les mêmes qui avaient fait « l’ordre sith » (soit l‘association eRe, au demeurant sympathique petit film amateur, mais bien en-dessous de leur projet actuel) est donc un long-métrage de Fantasy (je vous invite à voir la bande-annonce disponible dans cet article)
Alors, parce que comme on dit un film, c’est d’abord une histoire, intéressons nous à l’univers de celui-ci :
On remarque déjà qu’il s’agit d’un univers travaillé, avec ses légendes, sa codification, et surtout sa physique (ce qui est TOUJOURS le travail le plus compliqué, mais en même temps le plus gratifiant !)
(je ne saurais que conseiller aux gens de filer ici pour se gorger de nouvelles, ma foi plutôt bien écrite et apportant des bonus non négligeable à l’ensemble )
Pour le scénario, de ce que j’en ai vu, et ce qui est le 1er point à noté, il s’inscrit selon moi plus dans un road-movie fantastique (le voyage du héros après le réveil d’un sombre mage nommé Rashalden, qui semble en plus de s’être réveillé avoir mit une sévère correction au papa dudit héros.)
Si on reste dans du classique niveau histoire (faut l’avouer…) il n’en demeure par moins que ce n’est pas moi qui critiquerait ça, d’abord parce que toute base mythologique est souvent semblable, et ensuite parce que la véritable qualité de cette œuvre ne se situe pas selon moi dans son scénario mais bien ailleurs.
J’attaque donc le 2e point, les personnages et acteurs : et là c’est la claque !
D’abord les relations entre les personnages sont précis, efficaces et pointues (toujours dans le peu qu’on voit), pas d’acteurs qui jouent trop dans un genre, trop dans un autre, on reste dans du stable.
La relation centrale elle-même offre de l’originalité par la vision de ces mêmes clichés (la princesse elfe un peu cruche, prétentieuse et qui se retrouve bloqué avec le héros, ou le vieux maître d’arme qui se retrouve à devoir distribuer tarte pour calmer le côté un peu crédule du héros.) se retrouvent du matériau brut qu’on voit avoir été travaillé pour aller au-delà d’une simple démonstration de persos type jdr, on assiste là plus volontiers à une vision humaine et réaliste dans une situation qui ne l’est pas, et c’est là la force qui se dégage de ce projet.
J’en arrive au seul point « noir » sur ce visage juvénile. Etrangement, c’est cette même prise de risque qui peut causer le plus gros défaut du film (encore une fois, ce n’est qu’une hypothèse) mais d’y avoir tant à voir, on risque d’assister à une suite d’univers qui s’entremêlent trop vite.
En soit, c’est là toute la beauté du risque, c’est que c’en est un ! (cette phrase ne veut rien dire, j’en ai parfaitement conscience)
On ne peut qu’applaudir cette tentative, espérer qu’il y’en ait d’autre, pour finalement montrer que ‘’amateur’’ n’est pas cantonné à de la comédie vulgaire, ou un déluge d’effets spéciaux mais peut simplement raconté une histoire, en s’affranchissant des contraintes du cinéma dit professionnel.
Bref, j’attends ce film avec impatience, quitte à être agréablement surprit, et que ça me confirme qu’à risquer le plus, on triomphe avec gloire et panache ! (et moi j'ai hâte)
(note : je suis clairement un vendu, ayant été figurant spock à perruque sur ce tournage… Mais ça, ce sera pour un autre jour aussi, genre quand je parlerai de mon propre projet ^^)
c'est efficace, attirant, et Dieux qu'ils sont beaux !
C'est du cinéma "amateur" Français ça... Oui oui !
l'équipe technique au travail,